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Le syndrome prémenstruel expliqué aux hommes

21 Novembre 2010 , Rédigé par La journaliste Publié dans #COUPLE & PSYCHO

 syndrome prémenstruel colère 

 Il était temps, je crois, de faire face à cette fatalité : les hommes n’ont aucune idée de ce qu’est ce p*** de syndrome prémenstruel. Car si nos amis les hommes ont, bien sûr, une idée de la chose, entre ceux qui ne la prennent pas au sérieux, ceux qui n’ont même pas remarqué quoi que ce soit alors qu’ils sortent avec leur copine depuis 3 ans et ceux qui le voient (venir de loin) et s’en prémunissent d’une distance de protection décevante, force est de constater qu’ils n’ont pas du tout compris quoi où quand comment et, surtout, que faire (pour lui être agréable, oui, oui). Alors dans la série "être un homme, c’est pas facile" (et accessoirement, être une femme non plus c’est pas cadeau tous les jours,), un post hommage aux bouillottes. C’est pas tous les jours dimanche pluvieux.

 

Florilège micro trottoir :  « Je t’appelle parce que je fais un papier et je voudrais savoir ce que tu penses du syndrome prémenstruel…»

 

Laurent, 31 ans : « Heu, mais c’est quoi « le syndrome » ? Aaah, les changements de comportement ? Moui, j’ai déjà constaté ces petites variations mais franchement, rien de passionnant. J’ai rien à dire là-dessus vraiment… quoiqu’en fait c’est plutôt le « pré » qui me perturbe. Pour moi le syndrome est menstruel. C’est pendant, pas avant, et là on peut parfois constater une montée de libido assez agréable… Certaines filles deviennent assez chaudes à ce moment-là… »  

[Hum, va falloir recentrer le débat, me dis-je car moi ce qui m’intéresse c’est ce syndrome qui est mieux reconnu par les médecins que par les mecs comme un vrai truc… Et que nous, filles, savons potentiellement tellement pénible…]

 

Et toi, Lionel, 29 ans ? « Ben, les symptômes je les constate mais je n’avais jamais donné de nom au phénomène… Ca me fait pas rire du tout, ça influe clairement sur ma copine. Elle est plus émotive, elle peut avoir des migraines… C’est pas non plus une transformation mais je suis prévenu ! »

[Ah ben voilà une piste intéressante… continuons…]

 

Bruno 40 ans : "C'est la vie, c'est vrai, mais c’est aussi une bonne excuse pour être chiante. Ou justifier une attitude colérique qui est étrangement semblable à la même supportée une semaine avant ou une semaine après… »  [Heu, alors, oui mais non. Comment dire. Je crois que tout est là : eux pensent que c’est la MEME colère, mais nous on sait que ce n’est pas la même source…sauf si la fille en profite et ça c’est PAS BIEN, car ça décrédibilise toutes les autres !]

 

Bertrand 33 ans "Apparemment pour les filles, ce moment est un moment où l'homme ferait mieux de se tenir éloigné, surtout parce que c'est un peu embarrassant. Ca à l'air d'un truc pénible, lourd, qu’on ne peut pas comprendre… »

 

Et ben voilà ! A un détail près : en fonction de la nature de la relation, on a pas forcément (du tout) envie que le mec se « tienne éloigné » mais plutôt qu’il s’occupe de nous. C’est notre moment de grande maladie… (Vous savez, comme quand vous, garçons, vous coupez le doigt et avez besoin d’une présence non stop pendant les 24h qui suivent avec soins intensifs pour être surs que vous n’allez pas y passer…)

 

Tout le monde ne sera pas d’accord, certaines préfèrent peut être que tout le monde s’éloigne - pour leur bien- mais justement, ça me permet de lancer le sujet :

Il y a sans doute autant de syndromes pré-menstruels que de nanas !

Car cette saloperie est une sorte d’association aléatoire de tout un tas de trucs vraiment casse pied…

Alors, c’est quoi ce truc bizarre et mystérieux qui fait dire à Grégoire « Ca m’effraie rien que d’y penser ! Je n’aime pas du tout ça car j’ai la phobie du sang. En fait je suis un flippé qui compatit. Mais tu nous sur-estime en nous dédiant cet article tu sais, je crois que les garçons aimeraient juste que cela n’existe pas…»

Ah ben un point partout alors, gros malin, parce que nous on aime ça! ce qu'il faut c'est de la solidarité dans le couple à ce moment là!

 

Bon, en gros, quelques jours avant que les hormones chutent, provoquant l’arrivée des règles en elles même, les taux d’hormones sont à leur paroxysme ce qui crée un beau bordel et des remous dans le système.

 

syndrome-pre-menstruel-regles-dispute-colere-copie-1.jpgEt ça se traduit de multiples manières :

-Version « tension », on se sent comme habitée d’une force, parcourue d’un bouillonnement interne incontrôlable qui peut s’exprimer par de la nervosité physique, des tremblements, de la maladresse donc, l’impression que nos seins vont exploser… On est comme « sous tension ». Cette même tension qui peut s’exprimer plus fluidement par une crise de ménage hystérique, ou trouver une porte de sortie via la libido… et un côté « Prends-moi, là, tout de suite, maintenant !! ».

 

-Version « irritabilité ». La plus connue, là où ce surplus d’énergie se mue en moue, en colère, agacement, manque de patience et où le partenaire devient malheureusement l’exutoire de ce tsunami hormonal, surtout en fin de journée quand on s’est retenue au bureau de hurler sur tout le monde. Forcément c’est moins drôle, et il est obligatoire (sous penne de couple mensuellement en sursis) que l’homme comprenne que ce n’est pas personnel, qu’il n’y a aucune justice, que c’est la foire à la mauvaise foi et que, bien sûr, qu’il eut posé les verres dans un sens ou dans l’autre, il se serait de toute façon fait engueuler.

 

Attention ! Ce post n’est pas un papier vaguement féministe ayant pour objet de dire aux mecs de tout encaisser etc… Les filles savent bien que ce n’est pas une raison ni une excuse, et celles qui en « profitent » pour faire chier et passer leurs nerfs devraient se poser des questions quant à leur couple et ce qui se cache là-dessous. Car bien sûr, il y a des filles qui ne subissent pas  ou presque ces fluctuations… tandis que pour d’autre, c’est l’ENFER :

  syndrome prémenstruel règles fatigue-copie-1

- Version « éponge ».  Oui, j’appelle ça le version éponge car moi, quand je me sens comme ça, j’ai l’impression d’être une grosse éponge, lourde, lourde… Corps qui gonfle, merci la rétention d’eau, jambes lourdes, groooosse fatigue, sensation d’être un peu paumée, à bout. La moindre réflexion peut tourner à la crise de larmes… bref, le garçon bien intentionné comprendra qu’il faut chouchouter sa chérie qui perd un peu ses repères dans la tempête hormonale et qui se transforme en marmotte…

 

- Version « SOS médecin » : le cas le plus pénible. Les maux de ventre sont tels qu’on peine à se lever (sensation proche de l’appendicite pour ceux qui l’ont eu, ça donne une vague idée), migraines à gogo… On est obligé de poser un RTT, de se mettre en mode hibernation et d’attendre que ça passe. Note pour celles qui subissent sans savoir : ceci se règle généralement en ayant recours à une pilule adaptée (demandez à votre gyneco), ce qui a changé la vie de nombreuses filles qui subissaient leur PMS depuis trop longtemps.

 

Oui, parfaitement, PMS. En anglais oui. Oui, bon sang c’est un phénomène connu et qui - si, si - porte vraiment un nom.

 

Alors amis garçons, que faire face à la furie/petite chose craintive/mourante/à l’ouest que vous avez devant vous ?

 

1° Ecoutez-là. Un bon vieux truc quand même, le coup de l’écoute. Prenez-là au sérieux et simplement demandez-lui de vous guider. Proposez un massage, un bain, un film, de vous barrer loin loin, aux delà des limites insondables du RER C.. bref, laissez le choix mais soyez présent.

 

2° Ne prenez pas tout pour vous, jeune Jedaï. Bon dieu, ne voyez-vous pas que cette femme est aux prises avec sa propre animalité et que son corps ne lui appartient plus (ce qui comprend la bouche et ce qui en sort). Essayez quand même une tentative de discernement entre ce qu’elle pourrait retenir et ce qui vraisemblablement tient à cette sorte de dédoublement de la personnalité et pappelez-vous que la colère à ce moment est proche du craquage. regles-fatigue-deprime-migraine.jpg

 

3° Clamez là. Qu’elle soit au borde de la crise de nerf ou de la depression-flash, vous pouvez l’aider ! Là je sors la carte du câlin, viril, rassurant, de celui dont on rêve toutes et qui dit « je suis là, je comprends que tu ne m’en veux pas à moi, je ne t’en veux pas et je t’aime quand même. » pour la désamorcer avec bienveillance. Le cas échéant, rappelez-lui doucement que vous non plus n’y êtes pour rien, que vous n’êtes pas un punching ball, et qu’elle pourrait peut être aller prendre l’air 5 minutes, hein (ou bien un Spasfon).

 

Bon ben voilà mes petits amis. Je ne vais pas vous faire la liste des « symptômes » (ou bien si) que sont donc maux de ventre, de tête, bouffées de chaleur, déprime, seins gonflés, jambes gonflées etc…mais sachez donc que si votre copine se plaint, c’est sans doute qu’elle endure la chose…Et que c’est rarement deux fois pareil. Parfois, on ne sentira rien passer, parfois, on aura le coup de l’éponge, on tombera de sommeil à 21h et le mois suivant on enverra voler les vases juste parce qu’on aura loupé Les Experts, seul réconfort que l’on apercevait au bout du tunnel. Bon en même temps, ça dure quoi 2 jours, et après on a droit à une pause, avant l’arrivée des Anglais (je déteste cette expression mais bon, ça fait moins médical), où arrivent de nouveaux les symptômes de la même liste, avec contractions utérines en plus…

C’est donc le moment de vous intéresser à elle et de montrer votre incroyable capacité d’adaptation et d’empathie quand elle vous jettera un regard plein de haine avant de cracher « Toi tu ne sauras JAMAIS ce que c’est, tu peux pas comprendre ! »…

Et si vous avez la chance d’avoir une chérie qui ne voit elle-même pas du tout ce qu’est le SPM (en français :-)), rassurez-vous, il reste encore la grossesse et la ménopause pour prendre toute la mesure de l’influence des hormones sur nos petits corps…. Good luck guys !

 

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punching ball 03/02/2016 23:42

Il y a des moments où j'aimerais bien être homosexuel. Merci pour cet article !

HOA SEN 30/03/2011 08:17


merci pour cet article intéressant. je suis tombée dessus par hasard car je travaille moi-même sur le sujet : les effets du shiatsu dans le traitement du SPM..(vous pouvez consulter un court
article sur mon blog).Je trouve cela bien d'en parler car en effet les femmes ne sont pas toujours prises au sérieux par le corps médical quant au réel handicap que cela crée (ne pas se reconnaître
dans ces moments-là,indisponibilité professionnelle etc), ni même par l'entourage parfois!! en tous cas merci pour cet article qui s'adresse aussi aux hommes (les pauvres,dur de nous suivre !!)


Ingrid 23/11/2010 21:08


Et bien écoute, moi je suis de ces nanas que Laurent 31 ans semble cotoyer =) Mis à part quelques boutons avant mes règles, je n'ai aucune saute d'humeur à ce moment là, tout est comme d'habitude
et mes règles tombent chaque fois avec surprise... Et durant mes règles, je suis très très chaude =)


Anne Claire 22/11/2010 22:59


Mon homme n'est pourtant pas toujours finaud, il ne comprend pas grand chose aux filles (3 freres à la maison ça n'aide pas) mais ça, il a vite assimilé.
Vu que je ne suis jamais mon "calendrier" je ne sais jamais quand ça va arriver, mais lui, si !
Je déprime il me réconforte, je rale il me dit "c'est pas grave, ça doit être tes règles", même que dans les bons jours il se pose avec moi, pose sa main chaude sur mon ventre tout délicatement, me
prend dans ses bras et me dit "ma pauvre chérie c'est pas drôle, ça doit être terrible" et rien que ça, ça fait du bien !
Je ne veux pas savoir si c'est ironique ou pas, le seul truc que je sais c'est que ça réconforte ... et c'est le principal !


peaud'zèb 22/11/2010 21:30


On peut donner des noms?? :p
Sans rire, encore un article à imprimer et à mettre dans le classeur de référence section "indispensable".
Les moins téméraires choisiront un cougar au lieu d'une lionne.