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COUPLE & PSYCHO

Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 16:46

Aujourd’hui, c’est du sérieux. Pour la rentrée, j’ai pensé à un article qui vous rappellera peut être vos vacances et à la triste reprise de notre réalité urbaine… Vous ne le savez pas, mais je pars souvent en voyage, loin et longtemps. Genre Vietnam, Bolivie, Inde… Comme vous vous en doutez, exotisme vivre à l'étranger vie rêvéed’autant plus si vous partez vous-même parfois dans ce genre d’endroits reculés du monde, au retour, ces échappées belles donnent forcément lieu à des interrogations sur nos modes de vies européens et la futilité de nos préoccupations quotidiennes face à des questions plus en rapport avec les besoins primaires (manger) que très secondaires (gloss ou crayon - ou les deux ? Quel dilemme…).

 

Généralement, on rentre de ces voyages un peu moins con et un peu plus ouvert, en ayant récupéré un peu d’humilité. Au retour, on partage ses envies, ses sensations nouvelles et on se prend à rêver concernant notre vie « Tu te rends compte, on pourrait s’installer là bas, ouvrir un bar sur la plage et vivre au soleil… », « Sérieux, on a des vies de cons, hein, ça me donne envie de tout envoyer bouler… » ou encore

«  Là-bas tout est tellement facile, on vit avec rien. Rien que si je démissionnais, je pourrais y vivre un an sans rien foutre problème... » (Une des rares options, d’ailleurs, qui fait parfois passer à l’acte la vacancière, merci les Assedics…)

Car statistiquement, les résolutions se transforment rarement en révolutions… et on retourne sagement à notre métro-boulot-dodo, en profitant de ce que l’on aime dans notre vie occidentale : sorties, amis, confort…bienheureux quand même de retrouver une baignoire et de l’eau chaude à volonté, entre autre.

 

 

Mais avez-vous déjà adapté ce mode de pensée à votre vie amoureuse ? A votre vie de couple et votre future vie familiale ?vivre-a-la-plage--vie-facile.JPG

 

Parce que soyons honnêtes, nous avons pour beaucoup d’entre nous (et même les wild/artistes/staïle je-suis-en-dehors-des-diktats etc…) une sorte de schéma de la vie de couple.

Une sorte de vision de ce que devrait être notre vie de couple et ce qui l’accompagne.

 

-Par exemple, la vision bobo qui inspire le package : un chouette appart dans un arrondissement branché, un mec avec un job funky -dans la com si possible ou indépendant-, un job funky pour soi-même, un réseau amical branché, une vie culturelle et sociale intense…

-Ou dans la vision intello/bourge : un mec chiant sérieux qui gagne bien sa vie (banquier ?) et qui peut soutenir une conversation dans les dîners mondains, une belle garde robe de créateurs, des dîners, mondains justement, des potes intellos un peu artistes pour se donner l’impression de rester d’jeuns et un bel appart parquet-moulure…

-Enfin, dans le genre anti bobo : un mec artiste qui fume des pets de temps en temps, un appart en bordel, un job incertain pour pouvoir se plaindre de la précarité de l’emploi et s’auto satisfaire d’y arriver quand même malgré la difficulté de la vie, des gamins aux prénoms super originaux avec tout plein de « y » et de « w » etc…

-Ah, et évidemment le package qui fait sourire mais qui concerne beaucoup de monde : un CDI,  un pavillon en banlieue ou province avec labrador, enfants included, une voiture et un écran plasma pour les barbecues les soirs de match avec les potes.

 

Bref, qu’on le veuille ou non, et que ces raccourcis satiriques mais pas si loin de la vérité, s’appliquent àvivre-cool-en-asie.JPG nous, on a tous à des degrés divers des cases à remplir qui viennent de notre éducation, de notre environnement socio-culturel et familial, et de toutes ces valeurs que l’on a faites siennes au gré des influences, et qui nous font faire nos choix en terme de vie amoureuse, souvent par opposition (le rocker camé alors que je suis une fille à papa) ou similitude (le genre idéal pour faire comme maman).

 Et avec les schémas arrivent vite les freins qui iraient à l’encontre des éléments essentiels et sécuritaires nécessaires à une construction solide: ne pas faire la connerie de se marier avec un mec artiste-fauché (c’est des emmerdes à coups sûr et une vie de galères) ; éviter les histoires compliquées où il va falloir se battre (genre mon mec est musulman ou ultra-catho, famille intolérante, et moi va falloir que je me tape ces conneries toute ma vie si toutefois on arrive à se marier etc..). Bien sûr, certains/certaines choisissent de se lancer malgré tout dans ces histoires là, l’amour en étendard, mais dans la plupart des milieux, on estime que si c’est difficile, c’est que ça ne « devrait pas être ». On vous susurre gentiment « Réfléchis bien, hein…Après, c’est trop tard », on fabrique de la peur à votre encontre en insinuant du doute « T’es sure de toi ? T’as pensé à tes futurs enfants ?? » etc, etc...

 

Et bien lors de certains voyages, au détour d’une rencontre inattendue dans un lointain pays, on vient à remettre en cause l’intégralité de ces schémas.

[On trouve soudain (puisque sur place personne n’est là pour nous influencer ou nous faire peur en ne parlant que des points négatifs) que ça n’a pas l’air si compliqué que ça et que

même peut être, ON NOUS AURAIT MENTI !

 

enfants-qui-jouent-plage-famille.JPGC’est quand on voit les enfants gérés par un peu tout le monde dans les villages du bout du monde, en liberté au soleil, (qui d’ailleurs ne semblent jamais se blesser alors qu’à Paris il semble que si on laisse un gamin seul 5 minutes, il se passe toujours un drame) et les gens qui vivent de petits boulots, vivotent certes dans un confort modéré, mais ont le sourire en permanence et sont véritablement heureux, loin du vrai diktat qui est celui de la société de consommation, qu’on se demande si la vérité ne serait pas ailleurs ? Sans forcément tout sublimer d’ailleurs, ni fantasmer. On peut penser tout ça en ayant conscience que tout semble simple dans ces pays, surtout quand on y est en touriste avec le pouvoir financier…mais qu’une fois sur place ce sera sans doute comme partout, mais pas forcément pire, et en tout état de cause, avec moins de ces pressions sociales occidentales. Evidemment, ceci concerne les couches populaires et pauvres de ces pays, les riches y ayant les même problèmes et préoccupations que nous. C’est toujours face aux plus démunis que cet effet miroir par rapport à sa vie se révèle, notez.

 

Parce qu’avec ce « mode-de-vie-rêvée » (le bar sur la plage, ils vécurent heureux etc …), c’est tout un pan de trucs relous que l’on évite : pas d’engueulade égotique débile, pas de prise de tête sur la destination de vacances, pas de problème de gros sous ni d’emprunt sur 30 ans pour 25m² etc… Bien sûr, c’est aussi tout un tas d’autres trucs relous (barrière de la langue avec le bel indigène, choc des cultures car on ne change pas comme ça 30 ans d’habitudes, ennui si on ne trouve pas une occupation pour nous/pour lui, problèmes administratifs sans fin côté immigration etc…).

Mais en tout cas, au retour, la question reste entière : pourquoi envisager ce genre de vie de couple et de vie tout court semble tellement suicidaire ?

 

mec-cool-fauche-plage.JPGOn se demande quel mal il y aurait à avoir un mec qui a un  job  et pas une carrière si ça nous suffit financièrement, qui n’a pas fait d’études, et à élever ses enfants sur la plage, dans une douce langueur avec si peu de pression que la vie serait plus douce que douce… On se demande si un mec chef de pub qui lutte avec ses clients le jour, nous emmène picoler dans les bars branchés le WE et voudra habiller nos enfants en American Apparel dès que possible, c’est vraiment ce que l’on veut.

 

La question est donc hyper profonde : il s’agit soudain de remettre les compteurs à 0 concernant ce que l’on veut, en effaçant tout ce qu’on y avait mis par imitation, ou ce que l’on avait mis pour nous dans cette case. Et quoi de plus difficile à faire, je vous le demande, que de re-décider (ou décider vraiment pour la première fois, pour et par soi-même) ce que l’on veut pour notre vie. Ce que l’on pense qu’il est et sera bon pour nous dans le futur.

 

Et pour asseoir cette naïve réflexion, il n’est pas dit - et je pense que nombreuses seront d’accord avec moi- qu’on se fasse moins chier à la longue avec le mec européen de base (surtout le banquier), même s’il est brillant, qu’avec un joli tahitien moins cultivé/éduqué - voire même moins intelligent.

Car dans quelle mesure au jour le jour le fait que son mec soit brillant va-t-il améliorer le quotidien ? Certes il aura A PRIORI nécessairement des réflexes plus « intelligents », notamment en cas de souci, il possèdera à priori les codes qui font qu’il saura nous faire plaisir et nous comprendre, mais seulement à priori

Vous et moi savons bien avec nos mecs/nos ex ou en regardant les mecs de nos copines maquées et/ou récemment maman que le mec moderne, même de même nationalité que nous et à un poste de cadre, est parfois infoutu d’organiser un WE surprise ou de prendre une initiative quelconque, et peut être source d’une grande insatisfaction, d’immaturité, de tristesse et de déception dans ses réactions au quotidien !

Même s’il a bac + 5 …

 

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Par La journaliste - Publié dans : COUPLE & PSYCHO
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 23:08

 Je reviens aujourd’hui avec une nouvelle théorie sur la psychologie du couple. Comme souvent, à la Carrie Bradshaw, je vais, oreilles au vent, d’apéros en soirées, analysant presque malgré moi ce qui me tombe sous les yeux. Ceci pour engranger un max d’infos pour pas faire les mêmes boulettes que les autres le jour où IL arrivera, l’amûûûr, le grand, le beau, sur son cheval doré… Mais non !!! Je ne pense plus pas ça du tout car bien sûr la première chose que j’ai apprise en observation, est que THE ONE n’existe pas, à part chez Dolce et Gabbana… Il y a de multiples possibilités de Ones, en fait. Question de personnalité, parfois, de timing, souvent. Mais disons qu’au moins, en récoltant ces infos, on se donne la chance de repérer quelques pièges dans lesquels d’autres sont tombés avant nous…

Bref, donc, en général, je vais oreilles au vent quand soudain, PAF ! J’ai un flash. Je réalise un truc et il faut que je vous le dise au plus vite. Alors ma théorie du jour, qui m’est apparue à un dîner, la voilà.

 

 

 Considèreront d’abord que vendre c’est séduire, et que communiquer c’est déjà vendre.

Jusque-là, je pensais que plus ou moins tout le monde savoir draguer comment séduire premier rencardconnaissait/comprenait/travaillait dans/était exploité par le merveilleux mais cruel monde de la communication. De près ou de loin. Alors oui bien sûr, je savais qu’un médecin ne travaille que rarement pour une agence de pub, mais il reçoit par exemple des visiteurs médicaux qui tentent bien de lui « vendre » leurs médocs pour qu’il les prescrive n’est-ce pas ? Le médecin est donc rompu à cet exercice et ces techniques de roucoulades commerciales.

Voilà pourquoi, pour moi, qu’on le veuille ou non, on n’échappe pas aux machinations diverses de la communication vendeuse qui tente de nous séduire, et on en sait tous forcément quelques chose. On est public et acteur, on subit ces manipulations qui nous influencent.

(Je sens que je vais ramer pour revenir au couple moi. Mais restez, vous allez voir !)

 

Mais force est de constater que mes oreilles au vent n’ont pas assez traîné car j’ai découvert que des gens « classiques» (pas des artistes, ni des amishes, par exemple) venant d’un univers de jeunes urbains actifs, ne maîtrisaient pas du tout l’art de la communication, de la vente, de l’auto-promo et (donc) de la séduction, même la plus basique. J’ai pourtant bien en tête tout un tas de gens qui n’ont que faire de l’image qu’ils donnent d’eux même, de ce qu’ « on » pense d’eux, qui emmerdent la société de consommation etc…. mais disons que l’on s’attend chez certaines personnes de par leur environnement à l’application de certains codes, et que parfois leur naïveté est très perturbante.

 

Pour moi, à force d’être dans cette société consumériste, bombardée de message et concurrentielle jusque dans le domaine de l’amour où il faut aussi « se vendre » et faire son auto-promo, la séduction me paraissait un état naturel, un incontournable et ce qui changeait était le degré d’application et d’implication.

Gné ? Ben oui, entre

-          L’enfoiré affectif manipulateur qui maîtrise totalement son plan média et qui vous emmène de la découverte du produit, à l’argumentaire bien mené jusqu’ au passage à la casserole en caisse avec fidélisation

-          Le beau gosse sûr de lui qui connaît ses atouts, qui sait identifier les besoins de sa conquête  de la cliente, sait la convaincre qu’il est fait pour elle et la rassure lors de l’acte d’achat

-          Le mec peu sûr de lui, trop dans l’émotion pour calculer, qui va bafouiller au premier rencard mais qui, car assez attentif, saura reconnaître l’intérêt à la seconde où il verra dans les yeux qui le regarde et en tirer des conclusions pour orienter la suite à son avantage (comme on peut le faire au lit pour devenir un bon coup…)

Il y a un point commun : un certain degré de conscience

 

Bref, pour moi tout le monde a des notions de séductions, à cause de ce monde de vendeurs. L’idée c’est qu’on le fait tous à des degrés différents, parfois sans s’en apercevoir, mais on le fait tous, par déformation. Tous disons sauf les mecs de l’Amour est dans le Pré. Et encore. Voilà où était la limite pour moi.

Car soyons honnête, vous comme le punk à chien n’allez pas montrer le pire de vous quand vous voulez séduire. Vous allez naturellement mettre en avant vos atouts, minimiser vos horribles défauts… en adaptant le message à votre cible. Comment ça c’est cynique ?!!! Mais vous êtes carrément hypocrites !

 

Qui n’a pas fait genre « J’adoooore le cinéma d’auteur » pour séduire un intello ou au contraire « Je pense que l’argent est un concept superflu comparé à l’énergie de création » pour séduire un étudiant des seduction-mensonge-drague-manipulateurs.jpgBeaux Arts fauché !? Hein ?! bon. Qui n’a pas laissé traîner des Docs pas portées depuis 1992 pour convaincre un target ressemblant à Indochine qu’on était « rock » (ah merde, ça c’était moi)

Mais alors, elle est où la révélation ?

Et bien figurez-vous qu’il y a des gens qui ne font pas ça. Qui ne comprennent pas l’histoire des ficelles sur lesquelles on tire, et des boutons qui se poussent pour influencer les choses et faire que l’autre tombe amoureux. Cette sorte de manipulation mentale qui consiste à calculer quand on appelle, quand on se voit, comment on s’habille, quand on va se dévoiler etc. Exemples caricaturaux mais réalistes s’il en est…

Et ben ya des gens qui calculent pas. De la folie, pas vrai ? Encore une fois, on n’est pas obligé d’être machiavélique et manipulateur, mais ne pas calculer du tout… c’est téméraire ! 

 

Et bien il y a de ces oiseaux qui se promènent dans la vie, honnêtes et spectateurs. Ont-ils tellement confiance en eux qu’ils pensent qu’ils n’ont pas besoin de passer un coup de polish pour briller ? Même pas, je crois qu’ils pensent qu’être eux-même ca suffit, ou que si l’amour prend, ben il prend, mais qui sont des aveugles de la cause-conséquence… Le premier, je l’ai rencontré il y a bientôt 6 ans. Il était tellement spontané, il semblait tellement n’avoir aucune prise sur lui-même et aucune conscience de l’image qu’il renvoyait (et de sa non « conformité » à ce qu’on peut attendre d’un premier date avec un jeune homme tradi-gentil) que je n’y ai pas cru. Je n’ai pas cru qu’il était naturel.

 J’étais là à le regarder, fascinée par ses gestes, sa bonhomie assumée, que j’en ai complètement perdu mes moyens. Amusée, j’hallucinais devant ce spectacle dont je me souviens comme si c’était hier. Il ne s’agissait pas d’un mec timide qui aurait été mal à l’aise. Il ne s’agissait pas d’un maladroit ou d’un débile qui n’avait jamais vu de blonde de sa vie. Non, c’était autre chose, j’en étais sure. Et voici ce que je conclu :

« En fait il est très sûr de lui… Toi mon coco, tu vas pas me la faire à l’envers ! Tu crois que c’est gagné ? Je vais te faire courir… »

Rien que d’y repenser je suis morte de rire. Morte de rire car pas une seconde je n’ai pu penser que ce mec se permettait d’être  était nature, comme ça, sans filet, nu au premier rencard. J’ai donc déduit qu’il savait au contraire très bien ce qu’il faisait, que c’était même peut être un manipulateur et qu’il était peut être dangereux… (pour mon petit cœur).

Et si j’en ris encore aujourd’hui, c’est que ce n’était pas ça du tout, mais alors… pas DU TOUT ! Ce type était la naïveté incarnée, la candeur même. Jamais souffert, jamais eu de peine de cœur, jamais analysé grand-chose (bien qu’intelligent, ça n’a rien à voir) et jamais… eu de copine avant ! (à 30 ans, oui.). Bref, un cœur pur inconscient du danger (pour son petit cœur). (Evidemment, c’est plutôt lui qui a souffert par la suite)

 

Alors, ces kamikazes vulnérables à âme d’enfant sont-ils des êtres de lumière ? Je ne sais pas, mais surtout, moi qui suis tombée dans la séduction-communication/ analyse de moi et de ce qui m’entoure, je me demande si si une histoire peut marcher comme ça… mais surtout, comment ça peut marcher ? Sur un malentendu ? Et si toutefois tout roule, âme sœur bla-bla, tout vient facilement etc… est-ce que cette non conscientisation et cette non maîtrise de son image évite la crise des 3 ans où l’on s’aperçoit de qui on a vraiment en face de nous (puisqu’on l’a eu tout cru tout de suite?)

Le début de réponse que j’ai trouvé jusqu’ici va sans doute vous surprendre car elle tranche avec l’ensemble de ce post -j’ai mes contradictions- : j’ai trouvé que ce qui est important, en fait, n’est même pas tant ce qu’on fait, que ça rentre dans des codes ou non, car il n’y a pas de mode d’emploi en amour, mais que ce qui est indispensable, c’est d’essayer et de montrer à l’autre qu’on essaie de le séduire, qu’on a l’esprit de lui plaire. Pour un mec, par exemple, porter une chemise à un évènement spécial n’est pas forcément important en soi, la fille n’aura peut être rien à foutre que le mec soit en chemise, mais ce qui compte c’est qu’il ait fait quelque chose de spécial, qui montre qu’il souhaite la séduire, que c’est important. Comme une promo de son intention de plaire… emmener sa copine dîner dans un grand restaurant, c’est chouette, mais surtout car le mec à eu le geste. La fille se vantera plus que son mec, LUI, (comparé aux bouffons des ses copines), lui a organisé quelques chose, bien plus qu’elle ne soulignera l’écrevisse au homard en jus de tapenade d’oursin qu’elle aura dégustée en entrée.

Et attention, ça marche aussi dans l’autre sens : se pointer « nature » à un 3eme rendez-vous sera interprété soit comme un signe de « Je m’en fous » soit comme un «  C’est acquis, pas besoin de faire l’effort ». Et qui peut se permettre aujourd’hui de laisser penser ça à une fille, quand on sait tout ce que vont faire les autres mecs qui ont compris les règles du jeu te qui attendent la première occaz ? Mais cela nous ramène à un de mes sujets fétiches : en début de relation, les hommes envoient des signaux dont ils n’ont pas conscience et les filles en perçoivent qui n’ont jamais été envoyés… comment voulez-vous que ça marche ? Comme disais une copine à son mec avec qui elle est depuis 10 ans : attention mon chéri, le marché est toujours ouvert et le couple n’est jamais à l’abris d’un article en promo…

 

La prochaine fois si vous le valez bien, je vous dirais, dans une suite logique à cette réflexion Ô combien primordiale, comment je crois que l’amour ça se fabrique. Et vous aurez le droit de ne pas être d’accord…

 

 

 

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Par La journaliste - Publié dans : COUPLE & PSYCHO
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 12:51

 fuck-friend-et-one-night-stand.jpg

 Ah, elle est bonne cette question, et je me remercie de me l’être posée car je n’avais jamais vu les choses sous cet angle. Il s’avère qu’un jeune homme est aussi de la partie. En effet, après un premier date sympa mais sans l’étincelle de la passion, après quelques échanges dans le sens de « C’était cool, hein ? Ouai. Bon », le jeune homme se lance et tente le tout pour le tout : il propose d’être mon fuck friend.

Mais il le fait bien, du genre : « On n’est peut être pas fait l’un pour l’autre dans la vie, mais peut être dans un lit » suivi de notes d’humour visant à me montrer qu’il sait que le pari est risqué et qu’il ne veut pas me froisser… ET moi je trouve ça pas mal. Bien amené, avec humour, respect et humilité… Quand soudain, il m’apparaît que cette tendresse arrive en bouquets alors que je ne l’ai pas beaucoup encouragé, voire peu calculé depuis le premier date… C’est alors, donc, qu’une idée incroyable me vient : et si les garçons en étaient parfois réduits à proposer ce genre de plan aux filles les plus indépendantes et les plus wild, quand ils les kiffent, mais qu’elles semblent ne pas être intéressées par le concept « couple »?

 

fille-romantique-homme-fuck-friend.jpgBen oui, à l’heure où tout est à l’envers (ya plus d’saisons ma bonne dame, et ces pauv’zhommes alors, à qui on demande de faire tout comme leurs femmes, PFFF…), bref, qui sait si nous ne sommes pas arrivés à un tournant sur l’autoroute du métrosexuel, une sorte d’équilibre après des années de féminisme débridé. Les femmes, telles des amazones urbaines, libres et indépendantes, fuyant l’engagement et ignorant horloge biologique/engagement/mariage avant 35 ans, seraient devenues elles même des enfoirées affectives face à des mecs gentils, qui, après des années de coup de gloss dans les corones, aimeraient être en couple, simplement, et rechercheraient l’amûûûr.

Ben oui, « it makes sense » ! Et un homme averti en vaut deux! Car dans ce schéma, aux hommes d’échafauder des plans pour nous conquérir sans avoir l’air d’y toucher, en faisant comme si, oh, grand dieu, non, l’attachement n’était pas une qualité mais une chaine à éviter. L’homme se disant alors qu’amener la fille dans son lit sous pretexte de friend fucking (et -donc-lui montre de quoi il est capable sans lui faire peur), l'amènera peut-être, elle, à s'attacher. L’homme utiliserait alors des stratégies amoureuses qui ne marchaient pour nous, filles, qu’une fois sur mille (combien d'entre nous ont tenté le "Je t'assure, moi je ne cherche pas à me caser..." pour revoir un mec dont elles étaient mordues?), mais qui peut être dans le sens homme - femme marcheraient mieux…

Et pourquoi faire semblant de ne-pas-vouloir-s’engager marcherait mieux pour « piéger » une fille au jeu des sentiments, qu’un mec ? Parce que l’homme qui dit ne pas vouloir s’engager peut le penser vraiment alors que la fille… le pense rarement au fond! La cause à la génétique, aux hormones, tout ça… Car oui, j’aime à penser que l’amazone moderne n’est devenue cette hyène en stillettos que pour masquer son très naturel et instinctif penchant pour le couple et la reproduction, et se protéger de son pendant masculin: la propension à papillonner une fois sa petite graine semée, et ses dommages sentimentaux collatéraux (tromperie, séparation, cœur brisé and so on…). Qu’en pensez-vous ? En attendant de savoir si en 2050 nous entrerons dans une ère où, femmes comme hommes, tout le monde sera fleur bleue, j’attends vos réactions !

 

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Par La journaliste - Publié dans : COUPLE & PSYCHO
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 15:42

 syndrome prémenstruel colère 

 Il était temps, je crois, de faire face à cette fatalité : les hommes n’ont aucune idée de ce qu’est ce p*** de syndrome prémenstruel. Car si nos amis les hommes ont, bien sûr, une idée de la chose, entre ceux qui ne la prennent pas au sérieux, ceux qui n’ont même pas remarqué quoi que ce soit alors qu’ils sortent avec leur copine depuis 3 ans et ceux qui le voient (venir de loin) et s’en prémunissent d’une distance de protection décevante, force est de constater qu’ils n’ont pas du tout compris quoi où quand comment et, surtout, que faire (pour lui être agréable, oui, oui). Alors dans la série "être un homme, c’est pas facile" (et accessoirement, être une femme non plus c’est pas cadeau tous les jours,), un post hommage aux bouillottes. C’est pas tous les jours dimanche pluvieux.

 

Florilège micro trottoir :  « Je t’appelle parce que je fais un papier et je voudrais savoir ce que tu penses du syndrome prémenstruel…»

 

Laurent, 31 ans : « Heu, mais c’est quoi « le syndrome » ? Aaah, les changements de comportement ? Moui, j’ai déjà constaté ces petites variations mais franchement, rien de passionnant. J’ai rien à dire là-dessus vraiment… quoiqu’en fait c’est plutôt le « pré » qui me perturbe. Pour moi le syndrome est menstruel. C’est pendant, pas avant, et là on peut parfois constater une montée de libido assez agréable… Certaines filles deviennent assez chaudes à ce moment-là… »  

[Hum, va falloir recentrer le débat, me dis-je car moi ce qui m’intéresse c’est ce syndrome qui est mieux reconnu par les médecins que par les mecs comme un vrai truc… Et que nous, filles, savons potentiellement tellement pénible…]

 

Et toi, Lionel, 29 ans ? « Ben, les symptômes je les constate mais je n’avais jamais donné de nom au phénomène… Ca me fait pas rire du tout, ça influe clairement sur ma copine. Elle est plus émotive, elle peut avoir des migraines… C’est pas non plus une transformation mais je suis prévenu ! »

[Ah ben voilà une piste intéressante… continuons…]

 

Bruno 40 ans : "C'est la vie, c'est vrai, mais c’est aussi une bonne excuse pour être chiante. Ou justifier une attitude colérique qui est étrangement semblable à la même supportée une semaine avant ou une semaine après… »  [Heu, alors, oui mais non. Comment dire. Je crois que tout est là : eux pensent que c’est la MEME colère, mais nous on sait que ce n’est pas la même source…sauf si la fille en profite et ça c’est PAS BIEN, car ça décrédibilise toutes les autres !]

 

Bertrand 33 ans "Apparemment pour les filles, ce moment est un moment où l'homme ferait mieux de se tenir éloigné, surtout parce que c'est un peu embarrassant. Ca à l'air d'un truc pénible, lourd, qu’on ne peut pas comprendre… »

 

Et ben voilà ! A un détail près : en fonction de la nature de la relation, on a pas forcément (du tout) envie que le mec se « tienne éloigné » mais plutôt qu’il s’occupe de nous. C’est notre moment de grande maladie… (Vous savez, comme quand vous, garçons, vous coupez le doigt et avez besoin d’une présence non stop pendant les 24h qui suivent avec soins intensifs pour être surs que vous n’allez pas y passer…)

 

Tout le monde ne sera pas d’accord, certaines préfèrent peut être que tout le monde s’éloigne - pour leur bien- mais justement, ça me permet de lancer le sujet :

Il y a sans doute autant de syndromes pré-menstruels que de nanas !

Car cette saloperie est une sorte d’association aléatoire de tout un tas de trucs vraiment casse pied…

Alors, c’est quoi ce truc bizarre et mystérieux qui fait dire à Grégoire « Ca m’effraie rien que d’y penser ! Je n’aime pas du tout ça car j’ai la phobie du sang. En fait je suis un flippé qui compatit. Mais tu nous sur-estime en nous dédiant cet article tu sais, je crois que les garçons aimeraient juste que cela n’existe pas…»

Ah ben un point partout alors, gros malin, parce que nous on aime ça! ce qu'il faut c'est de la solidarité dans le couple à ce moment là!

 

Bon, en gros, quelques jours avant que les hormones chutent, provoquant l’arrivée des règles en elles même, les taux d’hormones sont à leur paroxysme ce qui crée un beau bordel et des remous dans le système.

 

syndrome-pre-menstruel-regles-dispute-colere-copie-1.jpgEt ça se traduit de multiples manières :

-Version « tension », on se sent comme habitée d’une force, parcourue d’un bouillonnement interne incontrôlable qui peut s’exprimer par de la nervosité physique, des tremblements, de la maladresse donc, l’impression que nos seins vont exploser… On est comme « sous tension ». Cette même tension qui peut s’exprimer plus fluidement par une crise de ménage hystérique, ou trouver une porte de sortie via la libido… et un côté « Prends-moi, là, tout de suite, maintenant !! ».

 

-Version « irritabilité ». La plus connue, là où ce surplus d’énergie se mue en moue, en colère, agacement, manque de patience et où le partenaire devient malheureusement l’exutoire de ce tsunami hormonal, surtout en fin de journée quand on s’est retenue au bureau de hurler sur tout le monde. Forcément c’est moins drôle, et il est obligatoire (sous penne de couple mensuellement en sursis) que l’homme comprenne que ce n’est pas personnel, qu’il n’y a aucune justice, que c’est la foire à la mauvaise foi et que, bien sûr, qu’il eut posé les verres dans un sens ou dans l’autre, il se serait de toute façon fait engueuler.

 

Attention ! Ce post n’est pas un papier vaguement féministe ayant pour objet de dire aux mecs de tout encaisser etc… Les filles savent bien que ce n’est pas une raison ni une excuse, et celles qui en « profitent » pour faire chier et passer leurs nerfs devraient se poser des questions quant à leur couple et ce qui se cache là-dessous. Car bien sûr, il y a des filles qui ne subissent pas  ou presque ces fluctuations… tandis que pour d’autre, c’est l’ENFER :

  syndrome prémenstruel règles fatigue-copie-1

- Version « éponge ».  Oui, j’appelle ça le version éponge car moi, quand je me sens comme ça, j’ai l’impression d’être une grosse éponge, lourde, lourde… Corps qui gonfle, merci la rétention d’eau, jambes lourdes, groooosse fatigue, sensation d’être un peu paumée, à bout. La moindre réflexion peut tourner à la crise de larmes… bref, le garçon bien intentionné comprendra qu’il faut chouchouter sa chérie qui perd un peu ses repères dans la tempête hormonale et qui se transforme en marmotte…

 

- Version « SOS médecin » : le cas le plus pénible. Les maux de ventre sont tels qu’on peine à se lever (sensation proche de l’appendicite pour ceux qui l’ont eu, ça donne une vague idée), migraines à gogo… On est obligé de poser un RTT, de se mettre en mode hibernation et d’attendre que ça passe. Note pour celles qui subissent sans savoir : ceci se règle généralement en ayant recours à une pilule adaptée (demandez à votre gyneco), ce qui a changé la vie de nombreuses filles qui subissaient leur PMS depuis trop longtemps.

 

Oui, parfaitement, PMS. En anglais oui. Oui, bon sang c’est un phénomène connu et qui - si, si - porte vraiment un nom.

 

Alors amis garçons, que faire face à la furie/petite chose craintive/mourante/à l’ouest que vous avez devant vous ?

 

1° Ecoutez-là. Un bon vieux truc quand même, le coup de l’écoute. Prenez-là au sérieux et simplement demandez-lui de vous guider. Proposez un massage, un bain, un film, de vous barrer loin loin, aux delà des limites insondables du RER C.. bref, laissez le choix mais soyez présent.

 

2° Ne prenez pas tout pour vous, jeune Jedaï. Bon dieu, ne voyez-vous pas que cette femme est aux prises avec sa propre animalité et que son corps ne lui appartient plus (ce qui comprend la bouche et ce qui en sort). Essayez quand même une tentative de discernement entre ce qu’elle pourrait retenir et ce qui vraisemblablement tient à cette sorte de dédoublement de la personnalité et pappelez-vous que la colère à ce moment est proche du craquage. regles-fatigue-deprime-migraine.jpg

 

3° Clamez là. Qu’elle soit au borde de la crise de nerf ou de la depression-flash, vous pouvez l’aider ! Là je sors la carte du câlin, viril, rassurant, de celui dont on rêve toutes et qui dit « je suis là, je comprends que tu ne m’en veux pas à moi, je ne t’en veux pas et je t’aime quand même. » pour la désamorcer avec bienveillance. Le cas échéant, rappelez-lui doucement que vous non plus n’y êtes pour rien, que vous n’êtes pas un punching ball, et qu’elle pourrait peut être aller prendre l’air 5 minutes, hein (ou bien un Spasfon).

 

Bon ben voilà mes petits amis. Je ne vais pas vous faire la liste des « symptômes » (ou bien si) que sont donc maux de ventre, de tête, bouffées de chaleur, déprime, seins gonflés, jambes gonflées etc…mais sachez donc que si votre copine se plaint, c’est sans doute qu’elle endure la chose…Et que c’est rarement deux fois pareil. Parfois, on ne sentira rien passer, parfois, on aura le coup de l’éponge, on tombera de sommeil à 21h et le mois suivant on enverra voler les vases juste parce qu’on aura loupé Les Experts, seul réconfort que l’on apercevait au bout du tunnel. Bon en même temps, ça dure quoi 2 jours, et après on a droit à une pause, avant l’arrivée des Anglais (je déteste cette expression mais bon, ça fait moins médical), où arrivent de nouveaux les symptômes de la même liste, avec contractions utérines en plus…

C’est donc le moment de vous intéresser à elle et de montrer votre incroyable capacité d’adaptation et d’empathie quand elle vous jettera un regard plein de haine avant de cracher « Toi tu ne sauras JAMAIS ce que c’est, tu peux pas comprendre ! »…

Et si vous avez la chance d’avoir une chérie qui ne voit elle-même pas du tout ce qu’est le SPM (en français :-)), rassurez-vous, il reste encore la grossesse et la ménopause pour prendre toute la mesure de l’influence des hormones sur nos petits corps…. Good luck guys !

 

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Par La journaliste - Publié dans : COUPLE & PSYCHO
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 18:15

Depuis mon très apprécié « post anti connard », je pense à un nouveau billet sur le même thème, qui viendrait compléter mes réflexions sur l’enfoirage affectif et les hommes qui nous rendent connes. Parce que les enfoirés affectifs continuent de briser en morceaux les pintades que nous sommes ou avons toutes été un jour (voir un ICI un site dédié au sujet qui publie des témoignages de filles ayant malheureusement croisé la route d’un enfoiré affectif, qui savent bien qu’elles déconnent en continuant de subir mais n’y peuvent rien. Instructif et rassurant : vous n’êtes pas seule !).

 

enfoiré affectif Two loversTous les enfoirés affectifs ne sont pas des connards à proprement parler, dans le sens où ils en profitent sciemment, jouent exprès à nous faire du mal et savent parfaitement qu’ils se conduisent comme des gros cons mais s’en foutent. Certains en effet, plutôt à plaindre, ne sont pas déterminés à être des enfoirés affectifs. Ils ne sont pas vraiment plus matures que leurs copains enfoirés qui calculent leur coup(s), mais immatures dans d’autres domaines, d’une autre façon.

 

Chez certains garçons, parfois même des hommes, l’enfoirage affectif découle d’une incapacité chronique à se comporter d’une manière choisie. Comme s’ils n’avaient pas vraiment de prise sur leur propre personne, sur leurs actes. Qu’ils subissent leur phobie de l’engagement, ou soient aveugles quand à leur manque de respect et leur égoïsme à cause d’un job ou d’un milieu qui fait qu’ils ne se rendent plus compte de comment ça marche normalement…ou qu’ils se subissent eux-même car ils n’ont jamais eus/compris/maîtrisé les bases des codes qui régissent les relations humaines et à plus forte raison les relations amoureuses, ils merdent. Ils merdent parce qu’ils sont dépourvus d’outils pour gérer.

 

Dans mes précédents billets en effet je focusais sur les enfoirés manipulateurs ou égoïstes. Si ceux dont je parle aujourd’hui le sont aussi, égoïstes, ils n’ont en revanche rien du dominateur, du sadique ou du macho calculateur. Ils ont plutôt une forte tendance à la loose*, à l’auto-prise de tête et à la faiblesse chronique matinée de lâcheté quand il faut faire face au moindre petit obstacle. Sauf que. Là où l’enfoiré affectif de base ne saute pas l’obstacle et s’en lave les mains, l’enfoiré affectif par accident, lui, se sent (et se sait) minable, au moment où il vous laisse dans la merde/reste insensible à une catastrophe qui vous arrive/vous refuse un coup de main pourtant facile. Aucune confiance en sa capacité à contrôler une situation, rien de cette belle assurance masculine, il ne se fait finalement pas de cadeau en laissant une certaine peur d’être débordé l’envahir et le faire réagir comme un c....

 

Two-Lovers--enfoire-affectif.jpg

Car bien sûr, avec un peu de courage et les codes adéquats, on se sort généralement de pas mal de situations sans avoir à faire souffrir l’autre ou les autres. Qui plus est, comme ces manières, cette logique de préserver l’autre tout en tirant son épingle du jeu, lui sont tout à fait inaccessibles, il préfère se draper dans une attitude d’indifférence pour masquer son désarroi intérieur. D’où la confusion possible entre les deux types d’enfoirés.

Je sais bien, certaines vont s’insurger en disant que merde, c’est pas si difficile, suffit d’anticiper et de dire ce qu’il faut. Mais je vous assure que l’homme étant à la base dépourvu de cette logique, quand il ne l’a jamais acquise, son seul repli (enfin le seul qu’il conçoive) est bien la lâcheté. Il ne voit même pas comment il pourrait s’en sortir autrement. Il n’entrevoit même pas que dire la même chose, accompagnée de mots gentils, d’une explication et d’un truc rassurant serait passé comme une lettre à la poste, alors que dit à froid, comme s’il s’en foutait et au dernier moment, fabriquera une crise et créera de la douleur et de l’incompréhension (« Mais pourquoi me fait-il çaaaaa ??? »). Encore une fois il ne se rend pas service et pire, va ensuite se durcir face à notre souffrance qui le met mal à l’aise.

 

it's a Boy Girl Thing enfoiré affectifContrairement à l’enfoiré affectif de base, l’enfoiré affectif par accident aimerait bien « faire bien » mais ses névroses l’en empêchent et son bordel psychologique lui indiquent la voie la plus aisée pour contourner une épineuse et douloureuse prise de conscience : la facilité. Facilité de ne pas faire d’effort, facilité de « profiter » de notre patience ou de notre amour (= notre incompréhensible tolérance), facilité de glisser tout doucement vers l’enfoirage en règle. Il calcule tellement peu qu’il ne voit même pas en nous et notre super tempérament de winneuse-courageuse-amoureuse, l’occasion de s’améliorer, de baisser un peu la garde, de se laisser aimer/aider/soutenir, ou d'aimer/aider:soutenir, ou encore de copier-coller notre savoir faire quand à la forme (puisqu’au fond il ne nous veut pas de mal), afin de se créer un petit nid douillet exempt d’over-réactions, de stress, de peurs pour camoufler sa vulnerabilité, de montagnes russes, bref d’agitation blessantes en tout genre.

Pour finir par se sentir nul et con, toujours aussi torturé, avec ses peurs, et incapable du courage qui serait nécessaire pour tout simplement se reprendre et décider d’être un mec bien (ou être un homme ? Je sais c’est pas facile, et messieurs, je vous ai même dédié ce post, rappelez-vous). Pour finir par prendre cette excuse (« Je suis lâche, je fais les choses mal et je te fais du mal », voir « Tu ne me mérite pas, toi, tu n’as rien fait de mal », dans une version plus mélodramatique) comme prétexte  pour vous quitter alors que vous aviez peu à peu réduit votre niveau d’exigence pour tirer le meilleur de lui. Alors évidemment, vous êtes furieuse parce que la dite rupture à des bons airs de manipulation (que répondre à un mec qui utilise la technique de l’auto-flagellation ??). Mais en y réfléchissant bien, vous savez bien que cet enfoiré là est plus à plaindre que vous, même si vous sanglotez (et que les « vrais » enfoirés affectifs version winners sans cœurs). Car lui ne sera jamais un vrai méchant…

 

*sur ce point, il faut que je me procure vite le film "Two Lovers" (Joachin Phoenix, Gwyneth Paltrow) que je n'ai pas vu mais qui à mon avis nourrira un peu le débat. Vous l'avez vu? En gros, je crois, un pauvre type coincé entre deux nanas. Il en fait sans doute souffrir au moins une sans le vouloir, non? En tout cas il est écartelé entre raison et sentiment, un bon levier pour devenir enfoiré affectif sans le vouloir. 

 

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