MAUVAISE HUMEUR

Mardi 3 novembre 2009

Bon, ca faisait longtemps que je n’avais pas posté de billet de mauvaise humeur, gratos, comme ca, sans rapport avec le journalisme, la beauté ou nos amis les hommes.

Je prends donc ma plume mon stylo mon clavier pour hurler mon agacement quand on cite mon nom dans un lieu public. Un peu le coup du « Y a-t-il une chance que vous puissiez être enceinte ? » juste avant de faire une radio, dans l'entrée, ou encore le (fameux) « Aaah, si, finalement j’ai trouvé du XL pour les préservatifs mademoiselle» à la caisse de la pharmacie (« Tais toi connasse il y a le mec du tabac juste derrière moi et grâce à toi, connasse -bis, je vais avoir droit à un regard entendu pendant les 10 prochaines années de ma vie de fumeuse »).

 

Bref, ca à commencé à m’agacer quand mon nom est apparu sur les écrans des distributeurs de billet, bien visible pour n’importe qui derrière moi (je ne dépasse pas les 1m65 1m60 on s’en fout !). La faute à ce marketing personnalisant qui joue la carte de la reconnaissance et de l'affect « On sait qui vous êtes, vous comptez pour nous, on vous aime Madame Machin –ou presque »

Idem à la banque et finalement dans n’importe quelle salle d’attente quand le médecin vous appelle. Quand tout le monde vient pour la même chose, encore, ca va, mais dans un cabinet médical avec un psy, un gynéco et un dentiste, ben c’est moins drôle (surtout dans son quartier) (et quand c'est le psy que l'on vient voir).


Alors l’autre jour quand j’ai enchainé cabinet médical + hôpital+ banque, et que l'on m'a clairement identifiée pour un public des plus incertain dans les 3 cas (!)ca a été trop. Marre d’entendre crier mon nom, pas très passe-partout, pour arranger les choses !

Je ne me suis pas privée, du coup, de demander au mec du guichet (celui du Crédit Agricole ou j’ai finalement gardé mon compte sans renouveller la carte, remember ?) s’il était normal que je sache que Monsieur X qui me précédait - et j’avais parfaitement entendu son nom- soit à découvert et souhaite virer 4000 € de son livret à son compte courant ?

Evidemment il a rougi et balbutié mais à quand même permis à une quinzaine de personnes dans l’agence de savoir comment s’appelait la petite blonde à lunette 10 minutes après quand il m'a appelée pour me filer mon chéquier.
Si un jour je me fais emmerder à la sortie, je leur fais un procès, non mais !
Et je suis sure que c'est pareil dans les cliniques de chirurgie esthétique (c'est pour ca qu'elles mettent des lunettes noires...) et dans les banques de sperme...parce qu'en même temps, comment pourrait-on faire autrement? J'avoue que je n'ai pas d'idée, mais commencer par être plus discrets et parler plus bas...déjà...

Par La journaliste
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Vendredi 23 octobre 2009

Dans la série « je t’explique mon métier », il y a l’éternelle relance que de jeunes (et inexpérimentées) stagiaires doivent se taper sans comprendre, la plupart du temps, les répercussions que cela peut avoir. Cela consiste à passer un milliard d’appels auprès d’un listing sans fin de journalistes à qui l’on a précédemment envoyé une info avec pour objectif, toujours, bien sûr, de déclencher une parution.

Un milliard d’appels, soit un milliard de journalistes qui n’ont pas le temps, qui détestent qu’on les appellent (sur leur portable) pour ça, et qui parfois sont aigris voir juste se la pètent et envoient bouler le pauvre stagiaire qui n’a aucune idée de à qui il parle.

 

Mais sont ils si méchants les journalistes ou est-ce que, quand même, ces relances ne mériteraient-elles pas légèrement l’accueil qu’elles reçoivent ?

Le problème ? La conversation s’engage souvent par un inarticulé et qu’on comprend à peine « Bonjour je suis machin du bureau de presse schtrumptcom’ » (la faute aux dizaines de précédents coups de fils qui laissent la bouche sèche).

3 options pour la suite :

 

« Je voulais savoir si vous aviez bien reçu le communiqué de presse que nous vous avons envoyé concernant le shampoing « La tête et Les pieds » 

 (Là généralement, si le journaliste voit de quoi on lui parle, c’est oui ou non sinon « Par courrier ou par mail ?» ou « J’en sais rien pouvez-vous me renvoyer l’info ? » et la conversation s’écourte. Assez rare cependant vu la tonne astronomique d’info avec lesquelles on nous bombarde chaque jour.)

OU

« Nous vous avons fait parvenir un dossier de presse concernant l’huile démaquillante au chocolat de chez « Trop belle la beauté naturelle». Je voulais savoir si cette information pouvait vous intéresser. »

(Là, la journaliste n’a généralement aucune idée de si elle l’a reçu, sauf si elle s’en est déjà servi auquel cas elle trouve la question particulièrement stupide et répond sur un air agacé. Au mieux elle élude en mentant pour avoir la paix ("oui, je vois très bien mais non, pas là, non..."), au pire elle engueule le stagiaire à qui, bien sûr, personne n’a dit que ladite journaliste venait de consacrer une page entière à l’info et était exemptée de relance !!!) ooops !
 

ENFIN

« Je voulais savoir si vous aviez des sujets en cours en ce moment/des sujets sur la pintade/ sur les faux cils/des sujets Noël etc… »

(Bon, là on se retient de dire « Non connasse, j’ai pas de sujets et ça me fait bien chier car je suis pigiste et si je pouvais avoir un putain de dossier 3 doubles pages pour Elle sur le comblement des rides (ou même la pintade) ça me ferait bien plaisir, et oui je te le passerais ton super produit que quand tu le mets, ben on voit même plus ta peau tellement il cache bien tout ! »

On répond calmement- car on sait que la stagiaire ne sait pas qui nous sommes, ni même quels sont nos supports (CAD les magazines pour lesquels on bosse), ou encore qu’on s’est mis une mine la veille avec l’attachée de presse qu’elle assiste et qu’on connaît tout de ses budgets et qu’on fait déjà le max pour les passer)- « Non, rien en ce moment sur ce thème, bon courage ! »

 

Ce qui est bête, c’est que, vraiment, parfois, les relances ont du bon. Car oui on avait totalement oublié ce truc là, qui pourtant est canon m’enfin on peut pas non plus être partout, hein… Ou non on a rien reçu et c’est encore la voisine du dessus qui a pillé la boîte au lettre et a gagné un mascara. Ou putain, on avait TOTALEMENT zappé cette invitation…

Malheureusement, c’est souvent là que le bas blesse, alors qu’une opportunité se présente…

 

Le manque de réaction à l’autre bout du fil ne fait pas un pli : le dit stagiaire ne se rends pas compte qu’une parution est en jeu et va dépendre de sa présence d’esprit et de sa réactivité. On met 5 bonnes minutes à confirmer que oui, ça nous intéresse : Et ben, tu va me proposer une solution ou bien continuer à me débiner ton argu? Tu va me la renvoyer l’info et me faire porter rapido cette « crème au parfum qui soigne la dépression grâce à des ingrédients secrets inspirés de l’ayurveda » que je la sente et tente de l’insérer dans mon shopping « Cette année, je dis non à la dépression saisonnière ».

Devant un tel manque de présence d’esprit, parfois, la journaliste sympa se dit que, finalement, ce produit ne mérite pas qu’elle se casse le c… à retarder la maquette et supplier sa chef de rubrique de l’insérer parce que, oui, oui, c’est INCONTOURNABLE, on ne PEUT PAS ne pas en parler… et répond au stagiaire : « Non, en fait ça va être trop juste, laissez tomber… »


2° On sent le stagiaire surexcité : « Quoi ? Hein ? Oui ? Ca vous intéresse ???- imaginer la voix qui monte dans les aigus, le frétillement et l’émotion qui s’emparent de ce pauvre être, palpable à l’autre bout du fil) se précipitant sur un post it pour noter notre adresse mail.
(pourquoi mais POURQUOI ne l’a-t-il pas sous les yeux ? Mystère) et nous faire épeler notre nom. (Mais pourquoiiiii, POURQUOI bis, alors que c’est lui qui appelle, preuve s’il en est qu’il ne sait pas qui il appelle.)

Même résultat : c’est quand même très agaçant et on soupire (« Non, pas Turieud, THOU-MIEUX, oui c’est ça, avec un H, oui, et un X, oui, gmail, G-M-A-I-L (putain mais on rêve là, il ne connaît pas gmail ???)


3° On demande plus d’infos en live, et là, c’est pathétique (réel et vécu, comme le reste)

« Pouvez-vous m’en dire plus sur cet évènement ? »

« Oui, alors, ça se passe aux Tuileries, il y aura l’artiste Machin trop branché et… »

« Voui voui, mais c’est un gros lancement ou un rappel de gamme ? »

« … »

« Je veux dire, c’est juste une remise en avant des dernières nouveauté ou c’est une présentation de nouveautés ? »

« Heu, je vais me renseigner… [Marilyyyyyne !? Ya une journaliste qui veut savoir si c’est un lancement ou juste un rappel ???]

Oui alors, c’est bien un lancement ! (air triomphant) »

«  Et qu’est-ce qui est présenté ? »

« Heu ne quittez pas, je demande. (léger ton de vexation) [ Marilyyyne, ya encore la journaliste qui veut savoir ce qu’on présente ? Je lui dis quoi ?]

-bruits de feuilles froissées, de téléphone qui tome et grognements…-

« Ouai, Anne ? Ouai, c’est Marilyne, ouai ca va, désolée hein, putain, chuis pas aidée… en ce moment c’est le bordel à l’agence.. j’en peux plus… » Etc, etc…

 

Finalement, journalistes/attachées de presse, même combat ?

Bref, et pour faire court, ma recommandation stratégique sera la suivante :

Quand vous faites ou faites faire des relances (même à la nièce de la boss qui sort d’un BTS compta à Villeneuve St Georges qu’on vous a imposée comme stagiaire), faites le bien !

Expliquez l’objectif, le listing, les moyens d’amadouer la journaliste hyène et surtout, donnez des outils qui ne font pas passer vos stagiaires pour des crétins…

Car, tout de même, ils ne le sont pas tous, cela va de soi…

Par La journaliste
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Vendredi 31 juillet 2009

OK, ce genre de sujet se fait généralement en début d’été. Mais moi, c’est maintenant, en ce moment même, que je suis à la plage et que je constate, avec désolation, le consternant spectacle qu’offrent les corps des vacanciers, vraisemblablement peu renseignés ou téméraires, ou qui prennent leur peau pour du cuir. Pas plus tard qu’hier j’ai du affronter la vision d’horreur de torses rouges tirant sur le violet, de dos quasi-clignotant tellement ils étaient fluo, et autres enfants déjà pelant, signe d’un précédent crâmage. (Mais que font les parents ?)

Il a fallu me retenir, comme d’hab, pour que je n’aille pas sur la pointe des pieds, faire pschitt- pschitt sur le dos d’un mec en phase de rôtissage qui s’était endormi, sur le ventre, seul, sans personne pour surveiller la cuisson.

L’année dernière, sans personne pour me tirer par le bras, j’avais réussi à atteindre un gamin à qui j’avais collé de la crème en lui disant que si ses parents étaient inconscients, il pouvait de lui-même réclamer de la crème solaire !

Ben oui, ca me désole moi ! Déjà parce que c’est con (je préfère l’intelligence à la bêtise, l’anticipation à la tentative humiliante de récupération d’une situation qui a dégénéré = coups de soleil sur les pieds ou les oreilles qui rend douloureux le port, pourtant essentiel, de chaussures et de lunettes de soleil !), mais surtout parce que je vois au travers de ces rougeurs tout ce que j’ai appris au fil de mes recherches pour des articles.

Qu’un mélanome (une tumeur qui se développe au niveau de ces mélanocytes, les cellules qui fabriquent la mélanine-exemples ci-contre) se déclare après une ou plusieurs fortes expositions et que c’est donc toujours qu’il faut faire attention, pas une fois sur deux pour vraiment minimiser les risques de cancer de la peau. Ben oui, c’est ça le vrai risque !

Que sans soleil, pas de tâches de vieillesses, que les rayons font proliférer les tâches pigmentaires, que les coups de soleil peuvent vite atteindre le stade de brûlure au deuxième degré et qu’une fois la peau cramée, on ne peut plus bronzer pendant un moment (contrairement au très répandu et très masculin : « Au début je crame toujours, c’est normal, et comme ça je bronze plus vite ! » Aaaargh !!!!)

 

Evidemment, il est trop tentant de faire un crochet par le problème des mecs et de la crème. Problème forcément psychologique vu que physiquement, rien n’empêche un homme de se crémer, même s’il est velu ! On dirai que les mecs se sentent au dessus de ça : ils sont forts, eux, n’ont pas besoin de ces trucs cosmétiques de gonzesse ! Comme si mettre de la crème affaiblirait leur virilité, ou les rendraient vulnérables !

Mais VOUS ËTES vulnérables face au soleil bande de nou-nouilles ! Et même si ça fait mal de le reconnaître, sérieux, vous avez l’air de quoi une fois cramoisis ? Vous n’avez pas l’air vulnérables, peut être, quand, le soir venu, vous êtes courbés en deux, plaintifs, à pousser des petits cris à chaque fois que notre main vous effleure pour vous étaler de la Biafine ???

Et puis les crèmes solaires ne sont pas des sérums anti-rides ou des contours des yeux ! il s’agit de produits de protection incontournables, au même titre que les lunettes de soleil ou les préservatifs! C’est incontournable pour tout le monde !

Bon, ca, c’est fait.

Maintenant, un petit rappel.

Quasiment toutes les crèmes du marché sont efficaces vu que les appellations d’indices sont réglementées. Ensuite, les marques déploient des trésors d’ingéniosité pour rendre les formules encore plus fluides, légères, agréables, tenaces dans des packagings pratiques et faciles à utiliser.


Ne vous reste plus qu’à éviter définitivement la tranche 12h-16h qui implique, dans le sud, en été, de se recrémer tous les 1/4d’h sans quoi on expose ses petites cellules quoi qu’on fasse, et vous appliquer de la crème toute les heure, quel que soit l’indice, à plus forte raison si vous partez sur des indices faibles, et surtout, à l’étaler uniformément.

Les coups de soleil, ça craint, mais en rayures ou qui suivent les contours du maillot, c’est vraiment pire !

Allez, n’oubliez pas de boire, de vous protéger la tête et le reste, et de ne pas sous estimer le pouvoir des rayons UV…Vous n’aurez pas le dernier mot contre eux ! 

Précisions pour Delphine et les autres:
Le Facteur de Protection Solaire dit « FPS » ou en anglais « SPF », est l’indice de protection contre les UVB responsables du coup de soleil. Plus le chiffre est élevé, plus vous êtes protégés…longtemps ! Un indice 20 protègera peu mais surtout bien moins longtemps qu’un indice 50. Choisissez un produit avec protection UVB ET UVA.

Depuis 2006, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a mis en place quatre niveaux de protection en toute lettre pour simplifier la compréhension des FPS :

Faible= FPS entre 6 et 14, Moyenne = FPS 15 à 29, Haute = FPS 30 à 59 et Très haute= FPS à partir de 60.

Pour choisir? Plus la peau est claire et fine, plus elle est vulnérable et plus il faut un indice élevé.

Plus l’exposition est intense, plus il faut se protéger des rayons. Les expositions sont dites « extrêmes » sous les tropiques ou en haute montagne, et « importantes » à la plage et en extérieur. Tenir compte de la réverbération : l’eau réfléchit entre 5 et 10% des rayons, le sable 15 à 30% et la neige 90% ! Plus on reste longtemps et plus le soleil est haut, plus le SPF doit être élevé et le produit ré-appliqué.
Plus d'infos ici 

 

Par La journaliste
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Samedi 7 mars 2009

Pourquoi mais pourquoi semble-t-il parfois siiiiii difficile de changer une ampoule ?

Hein ? D’emblée je ne m’adresse qu’à une moitié de la population, la seule qui se reconnaîtra ici, mais qu’importe, j’en fais partie.

l'autre moitié, elle, possède un sens pratique inné, souple, disponible qui permet à ses individus d’agir da façon cohérente et raisonnée :

1° Constat : tiens, l’ampoule à grillé

2° Réaction : aller acheter ou chercher une ampoule en réserve

3° Action : je monte sur un tabouret, je la change.

 

Ca parait simple, hein ? Alors dites moi se qui se passe pour L’AUTRE partie, celle qui semble paralysée par une force extérieure l’empêchant pendant plusieurs jours voir semaines de changer une pauvre ampoule ?

Parce que oui, ca arrive (là je m’adresse aux lecteurs du premier groupe qui ne comprennent même pas que ce dont je parle soit possible)

 

Plein. Nous sommes plein à rechigner devant une fichue ampoule, ou encore devant une tâche que l’on ne semble pas pouvoir se résoudre à accomplir.

Exemple : enlever la trace de scotch qui est restée sur un objet, ou laver le frigo. Dans le frigo, une fois qu’un truc à coulé, si cela n’a pas été nettoyé immédiatement, il y a de grandes chances pour que la trace collante reste quasi éternellement (jusqu’à ce qu’un boyfriend de passage assez maniaque se relève la nuit pour l’enlever).

Mais POURQUOI remet on ca à plus tard ? Pourquoi malgré cet agacement profond à chaque fois qu’on ouvre la porte du frigo, pourquoi malgré ce désagrément récurrent (le pot de moutarde reste collé, le paquet de jambon est tout crado), il ne se passe rien ?

Dans mon cas, une agrafeuse vide peut provoquer une dose d’exaspération fulgurante qui, pour des raisons que je ne m’explique pas, ne se transforme pas en action (sauf celle de balancer la dite agrafeuse en grommelant). Pourquoi va-t-on va pester, maudire cette pu *** d’agrafeuse ?
Parce que l’on sait que la boîte d’agrafes n’est pour ainsi dire JAMAIS à portée de main ou là où elle devrait se trouver!!! Et que l’on sait que l’agrafeuse vide fait partie des situations qui risquent de rester inchangées pendant longtemps, ce qui peut même nous amener à jeter l’agrafeuse par terre dans un geste de désespoir profond (parfois accompagné d'un cri).

 

Pourtant, il suffirait de chercher cette (pu***) de boîte d’agrafes mais on sait, par expérience, que cette recherche sera infructueuse, constat écrasant qui peut aller jusqu’à créer une certaine angoisse. (la peur à chaque agrafe que ce soit la dernière!)

Par ailleurs, notez que la boîte d’agrafes sera restée sous notre nez pendant les 18 mois où l’on n’en a pas eu besoin et qu’elle disparaîtra toujours le jour ou dans un clic pétrifiant, l’agrafeuse se bloquera dans un dernier soupir, faute de pouvoir utiliser la dernière agrafe qu’elle contenait.

Pourtant, quand on doit faire refaire  une clé, on le fait non? Alors que ca fait partie des trucs ch… auxquels il faut penser 3 fois avant d’arriver à ne pas les oublier (comme aller chez le cordonnier récupérer les chaussures qui y sont depuis plusieurs mois ou racheter du ketchup).


C’est comme ce tableau, là, posé au sol que l’on « doit accrocher depuis Noël dernier-mais oui-chérie- je vais le faire, oui bientôt,-mais là non, pas là,-enfin-plus-tard-quoi ».


Comme quoi, il y a au moins un truc rassurant, c’est que non seulement les hommes aussi sont concernés, (voir plus en ce qui concerne toute tâche ménagère impliquant un effort intellectuel majeur - genre lessive) mais qu’on peut aussi arriver à rejeter la faute sur quelqu’un d’autre.

« Mais QUIIIIIIII à piqué mes agrafes, bordel ?! Pu… on ne peut rien laisser trainer dans cette maison ! »

Puéril, de mauvaise foi, mais assez efficace pour déplacer son énèrevement (un transfert on appelle ca en psycho) et reléguer le problème à la prochaine fois qu’on aura besoin d’agrafer un truc.
En attendant, on va mettre un trombone…

 

(« Mais où est passée la boîte de trombones ??????? »)

Par La journaliste
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Dimanche 30 novembre 2008

Les attentas de Bombay, ca y est, je crois que même ceux qui ne sont pas souvent devant leur télé sont au courant.

Et bien sûr, tout le monde est sous le choc, et aussi « le monde entier est sous le choc ». Pourtant, malgré les images, difficile de prendre conscience, difficile de se sentir directement concerné. Sauf quand…

Sauf quand une personne que vous connaissiez fait partie des victimes.

Sauf quand le hasard se fout ouvertement de votre gueule et qu’après avoir annoncé haut et fort qu’il n’y avait pas de victimes françaises, il se trouve qu’il y en a.

Sauf quand les deux victimes françaises sont justement celles que vous ou que quelqu’un de votre entourage connaissait.

Et là, on se prend le terreur-isme en pleine tronche. On se retrouve concerné. On ne comprend pas vraiment mieux mais pourtant on sent déjà une onde différente nous parcourir.

 

Loumia Amarsy, fondatrice de la marque de lingerie Princesse Tam Tam, faisait partie du comité de direction du site Terra Femina pour lequel je travaille, mais surtout pour lequel une amie travaille et surtout surtout dont elle était co-fondatrice avec sa meilleure amie Véronique Morali.

Et franchement, qu’elle ait été une « amie intime de Rachida Dati » est, en ce qui me concerne, une info moins importante que celle de savoir qu’elle avait une meilleure amie, une famille, des enfants et tout simplement de prendre conscience que c’était une personne réelle. Pas juste un nom inconnu.

Parce que là, on prend toute la mesure de ces phrases malheureusement trop souvent prononcé sur le même ton aux infos : « Deux français sont morts aujourd’hui sous les balles des terroristes blablabla ». Mais qu’y peut le présentateur de toute façon ? A-t-il une autre solution pour annoncer chaque jour que de nouvelles victimes ont été faites au nom de je ne sais quelle cause défendue par des barbares armés ?

 

Je l’ai su vendredi, avant que cela ne paraisse dans la presse, et j’ai d’abord pensé que « En parler sur le blog ? Mouai, bof, moyen. ». Et puis là, en fait, je me suis dit que si, bien sûr !

Parce que tout ca n’a aucun sens. Parce que le terrorisme en général et les attentats imbéciles me font toujours le même effet et me procurent la même colère froide : je me demande alors quelle est la logique de tout ca, je me pose des questions sur le sens de la vie et sur l’inquiétant tournant que prend le monde. Sur l’Humanité et la violence animale qui la fait sursauter chaque jour. Sur le pourquoi.

 

Elle et son mari s'étaient installés en Inde et faisaient régulièrement des allers-retours avec la France. Ils étaient venus diner à l'Obéroi. Ils n’étaient pas arrivés depuis longtemps quand les terroristes sont entrés et ont ouvert le feu. Mitraillés. Avaient-ils mangé ? Sont-ils morts sur le coup ? De ces détails personne ne saura jamais rien et la famille restera avec ses questions. De ces questions que l’on se pose toujours quand on perd quelqu’un et que l’on cherche une maigre consolation. Ils laissent derrière eux trois enfants, de 5 à 11 ans.

Les attaques de Bombay ont été revendiquées mercredi soir par un groupe islamiste inconnu, les Moujahidine du Deccan.

Mais merde! C’est quoi la logique de tout ca ? Se faire tuer au détour d’un diner, par des gamins sans conscience.  Tout cela a-t-il un sens ou faut-il juste arrêter de chercher et vivre comme des moutons dans une sorte de fatalité protectrice, en espérant que cela ne nous arrive jamais ?

Par La journaliste
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