HUMEUR

Lundi 21 septembre 2009

Malgré mes 50 sujets en attente pour cette rubrique (je pourrais consacrer un post entier à « comment faire quand on a mille idées de posts à la minute mais pas assez de temps pour toutes les traiter… et comment choisir parmi toutes ces thèmes bien comme on les aime – Sucer est-il finalement tromper ? Ou encore Comment gérer un homme enfant ? » mais ce n’est pas le sujet !)…J’ai donc choisi de traiter  cette question, cruciale en cette période de rentrée où tout un chacune va sans doute re-investir dans une bonne et mignonne paire de ballerines pour fouler les trottoirs…

En effet, pour la fille, la ballerine à ceci de magique qu’elle « va avec tout », tout en étant mode (rapport à Repetto qui a lancé le courant) et confortable (pas de talon, je peux courir derrière le bus sans me vautrer).


La ballerine est une parfaite chaussure de demi saison, décontractée mais plus « sérieuse » qu’une sandale ou des tongs, même de créateur. On peut donc aller bosser avec. Si elle est fashion (comprendre vernie, ou fluo, ou luxe), elle habillera un simple jean, et nous donnera cette allure « branchée sans y toucher ». Si elle est simple, elle « calmera » une jupe courte, qui deviendrait trop sexy si portée avec des talons.

Bref, la ballerine est notre meilleure copine…d’ailleurs nos (vraies) copines sont à peu près toutes d’accord: les ballerines, c'est pratique, et ca fait un pied mignon … Même si certaines filles ne sont pas fan (« Moi, tu comprends, sans talons, je me sens trop trop vulnérable, alors la ballerine, j’peux pas, tu vois ? » voir « Mouai, ça fait un peu gentillet, comme les babies, c’est pas mon style »), aucune fille ne la fustige. Alors que les mecs….
Alors que plein mecs DETESTENT les ballerines. Et de s’enflammer quand on leur demande pourquoi. J’ai donc mené l’enquête et analysé le phénomène. 3  témoignages :

 

Gabriel, 34 ans, dans la comm°

« La ballerine affadit le pied ! On est à la limite d’une image mémère. Pour moi, la ballerine évoque la femme un peu niaise des 60’s. Celle qu’on voit dans les films, sourire bêtement à son mari sur le pas de la porte. Aucune chance que j’y voit autre chose : c’est la référence que j’y associe. Bref les filles, arrêtez de dire que les ballerines c’est mignon. Les hommes n’aiment pas ce mignon là! »

 

Thibault, 29 ans, juriste

« Au risque d’être dénoncé par des hordes de collectionneuses et amatrices de ballerines, le premier problème est qu’il n’y a pas de talon. Le talon grandit, accentue la cambrure et allonge visuellement la longueur des jambes : une vraie arme de séduction. Dommage de s’en passer ! Ensuite, quand on voit des ballerines, on pense immédiatement aux classiques chaussons de danse vus en primaire, qui évoquent tout un univers enfantin, diamétralement opposé avec l’image de la femme qui hante la plupart des esprits masculins. On ira même jusqu’à penser au tutu blanc ! Et, sauf à être un dérangé, l’image « petite fille » n’est vraiment pas très attirante. C’est même plutôt tue-l’amour. Dernier facteur aggravant : le phénomène de mode. Voir toutes les filles s’équiper en masse et en même temps de ballerines qui se ressemblent ne donne pas une image très valorisante. Mais ça devrait être passager, non ? Gageons qu’en hiver, nous en verrons moins sur les trottoirs !! De toute façon, les vraies fashionistas préférerons toujours, je pense, les équivalents à talons des ballerines que sont, en fait, les fameux stilettos, c’est ca ? Non ? »

 

Mathieu, 30 ans, consultant marketing

« Normalement, la chaussure chez la femme est ce qui lui donne de l’allure. Les talons donnent un mouvement à la démarche. En ballerines, une femme n’a pas de démarche ! Pire, la ballerine, peut donner une démarche pataude, alourdir la silhouette d’une fille pourtant pas mal fichue ! C’est la pire de toutes les chaussures sans talon. Une tong, au moins, dévoile le pied, on peut trouver ça joli.Une Converse renvoi à une image de marque, elle donne un style à la tenue, une démarche un peu sportive. La ballerine, rien.»

 

Bon ben nous voilà rhabillées pour l’hiver avec nos ballerines ! Evidemment, inutile de hurler que ces 3 mecs sont des gros nazes et que par ailleurs, il y a des mecs qui ne sont pas du tout d’accord, on le sait. C’était le but : faire s’exprimer ceux qui n’aiment pas du tout ça ! Certains y voient, comme nous, du Audrey Hepburn et trouvent ca charmant. Pas de panique, donc…

Analyse. Les garçons n’aiment pas la ballerine car :

-          elle donne une image petite fille

-          elle ne correspond pas à l’idée qu’ils ont d’une femme sexy = avec talons hauts

-          elle ne les renvoie à aucune référence mode, ils ne la voient donc qu’au premier degré

-          elle n’est pas avantageuse pour notre silhouette

 

Inutile donc de se battre. Le garçon, dépourvu de la dimension « c’est mignon » et « fashion », n’adhérera jamais, ne tentez pas de le convaincre (surtout en parlant de confort. Ca, ils s’en foutent ! Pour eux « confort » est le mot contraire de « sexy » !). N'essayez pas non plus de le convaincre avec photo de stars à l'appui, même si elles ont une pure allure et que certaines en ont fait leur marque de fabrique (Kate...)

Continuez donc de porter vos ballerines pour vos copines (« Rhaaaa, mais c’est la version mordorée qui était dans Elle p.22 la semaine dernière !! QUOI ? Tu les a eu à -30% !!! Trop de chance… »).


Et pour avoir la paix, expliquez que votre pied ne peut pas porter 7j/7 les YSL de 12cm qu’il aime tant, et que pour pouvoir les porter de temps en temps,  il vous faut alterner avec du plat…

 

Par La journaliste
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Vendredi 26 juin 2009

Comment commencer ce post qui s’impose à moi bien que détaché de la ligne éditoriale de ce blog? Bien que personnel et sans information particulière si ce n’est mon humeur…C’est sans doute à ça que ça sert les billets d’humeur…

Mais comment le commencer alors que j’ai des larmes plein les yeux en écoutant She’s Out of My Life ? Ce morceau incroyablement touchant.

Peut être juste comme ça, en laissant mes doigts pianoter sur le clavier dans l’expression irrésistible de ma tristesse….

Hier soir, 2h, des amis appellent alors que je sors de chez eux. On arrête le scooter : aurais-je oublié quelque chose là bas ? Non. Ils viennent juste d’apprendre une nouvelle qu’ils veulent nous faire partager. Et l’info tombe. Enorme. Michael Jackson est mort.
Mais non. Ben non, c’est des conneries. Bien sûr que non. Si ? On verra.

Et sur LCI ce matin à 8 heures, c’est la claque. La claque d’une nouvelle inacceptable et niée pendant la nuit. Parce que l’on ne veut pas y croire. On ne peut pas y croire.

 

Des images défilent sur l’écran, de la musique s’échappe du poste. Je reste interdite. Ca monte au cerveau. Au cerveau reptilien. Celui des émotions, des souvenirs…car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un monument vient de s’écrouler. Comme une tour si familière que l’on ne la regarde plus et qui disparaît du paysage comme dans un claquement de doigts.


11 septembre dans le monde de la musique

 

J’arrive devant mon ordi et c’est absolument évident, il faut que j’écoute un morceau… Gone Too Soon. Uns chanson bisounours, un peu exaltée, certainement un peu nouille pour certains. Mais moi j’y ai toujours cru à ce morceau d’arc-en-ciel en musique de quelques minutes seulement. Ce morceau que j’ai tant écouté et appris par cœur, avec toutes les intonations pour pouvoir le copier à la perfection.
Les larmes montent.
L’évidence d’avoir délaissé ce disque bien trop longtemps comme ces CD qu’on a tous dans notre bibliothèque depuis la 5ème mais qu’on n’écoute plus sauf pour passer Billie Jean en soirée…comme Nevermind de Nirvana, comme le double Use Your Illusion des Gun’s ou le We Can’t Dance de Genesis…

Comme Dangerous…et HiStory.

Et alors une nouvelle façon d’entendre cette voix si cristalline, tellement pleine de sentiments mêlés, de souffrance et d’espoir. Je l’entends comme pour la première fois et je ressens la sensibilité énorme qui a toujours caractérisé l’artiste. L’interprète. Celui qui a accompagné toute mon adolescence. Celui dont j’étais fan. Celui au concert duquel je suis allée sans bien savoir si j’aimais, sur un hasard. J’avais environ 12 ans. Et ensuite, ce classeur que je remplissais de toutes les images, de toutes les photos, de toutes les infos découpées dans OK Podium, Top Secret et autres légendaires lectures adolescentes.

Les disques rares recherchés et achetés après avoir économisé.

Vague à l’âme. Les larmes roulent, il est impossible de les retenir car cette musique arrive directement dans la partie chamallow de mon cœur. Celle que certains rejettent et qui leur font dire par exemple que les chansons d’amour sont cu-cul. Je suis chamallow et ça me va bien de pleurer un être rare dont soudain j’entrevois par mes oreilles bien plus que ce que mon méga album à jamais pu contenir comme infos…Je suis de plus en plus triste et je ne m’attendais pas à cette lame de fond qui déferle à mesure que j’écoute et que j’écris.

Rien à foutre qu’il se soit brûlé les ailes, rien à foutre qu’il ait fait refaire son nez mille fois et qu’il ait un jour secoué son gamin par la fenêtre ou dormi dans un caisson à oxygène. Bullshit !
Il restera à jamais la voix des Jackson Five, l’auteur de We are the World avec Lionel Ritchie, l’interprète de Bad et l’inventeur du Moon Walk !

Tout cela valait bien quelques extravagances, un mariage foireux avec la fille de l’autre king et un visage abîmé.

Mais tout cela s’efface à mesure que les notes résonnent…que je frissonne, que je souris, que je pleure, que je prends tous ces sentiments en intraveineuse…

Et c’est que je nous souhaite à tous. Redécouvrir le génie tant moqué, redécouvrir des titres oubliés, se reconnecter à notre sensibilité pure et une fragilité enfouie et souvent sur compensée.


Ne rien retenir d’autre que ces morceaux qui nous ont fait, qui nous ont accompagnés et qui ont soutenus tant de gens en mal de douceur.

Gone too soon…

Like A Comet, Blazing 'Cross The Evening Sky

Gone Too Soon

 

Like A Rainbow, Fading In The Twinkling Of An Eye

Gone Too Soon

 

Shiny And Sparkly, And Splendidly Bright

Here One Day, Gone One Night

 

Like The Loss Of Sunlight, On A Cloudy Afternoon

Gone Too Soon

 

Like A Castle, Built Upon A Sandy Beach

Gone Too Soon

 

Like A Perfect Flower, That Is Just Beyond Your Reach

Gone Too Soon

 

Born To Amuse, To Inspire, To Delight

Here One Day, Gone One Night

 

Like A Sunset, Dying With The Rising Of The Moon

Gone Too Soon

 

Gone Too Soon

 
Par La journaliste
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Vendredi 29 mai 2009

30 ans. Un tournant, enfin surtout, une déprime potentielle liée aux idées que l’on se fait de la trentaine, et à celles que la société nous a mises dans la tête. C’est vrai quoi, on est sûrement nombreux à se sentir nul, à se dire « Mais qu’ai-je fait de ma vie ? » (à présent finie, cela va de soi!), à penser « O rage, O vieillesse ennemie… » voir à se reprocher de n’avoir pas assez voyagé/profité/déliré…(puisque de toute façon, à 30 ans, c’est game over, on ne fera plus jamais ces trucs de d’jeun’s là c’est sûr…)

Bref, à mesure que le jour fatidique se rapproche, le regard se fait morne, on se sent las, on erre, l’âme en peine….

Par chance, moi j’ai fait ma crise plusieurs mois en avance : « bouh, hou, que je suis seule, que je suis triste, je gagne moins que le SMIC » (la meilleure amie : « Mais tu es free lance, tu es libre, c’est bien ca, non ? ») « Ouiiii mais j’ai pas le début du commencement d’un mari aaaah, et je vais avoir 30 ans, je finirais seule, vieille fille, et on me retrouvera momifiée dans mon appartement, bouffée par mon chat… ».

Après, j’ai pris de l’avance en répondant « 30 » quand on me demandaist « Et toi, t’as quel âge ? » et puis voilà, c’est passé, j’ai digérée l’information .

 

Mais comme une rechute n’est jamais loin, (et que je n’ai toujours pas de mec), j’ai sortie l’artillerie lourde pour le jour J. Voici donc un programme testé et approuvé pour le jour de vos 30 ans.

 

1° Démerdez vous pour ne pas bosser, ce sera votre premier auto-cadeau (dans mon cas, je me suis auto-proclamée en rtt!)

2° Passez la matinée à recevoir les vœux de vos amis, à décrocher le téléphone et à répondre aux messages

Faites vous inviter à déjeuner dans un palace par un ami, gay de préférence (il vous dira que vous êtes belle, que vous ne faites pas votre âge et vous pourrez médire sur les vieilles botoxées en mangeant un salade de langoustines). S’il est attaché de presse, tant mieux, il aura pensé à un cadeau de bon goût pour vous (dans mon cas, 3 DVD divinement choisis : Et Dieu créa la femme, Volver et 8 femmes).

4° Décidez que vous allez dépenser une somme indécente dans un truc de filles, un truc qui vous fait plaisir, comme des chaussures de luxe. L’idéal est de claquer une somme vraiment démente genre 700€. Pensez très fort, « J’ai 30 ans, je fais ce que je veux » et « c’est pas tout les jours » (et éventuellement, « si je me fait écraser demain, je serais contente de l’avoir fait »)           

              

5° Faites les boutiques avec la nouvelle assurance de celle qui sait qu’elle va acheter pour de vrai. Les vendeuses sont (au sens littéral) à vos pieds. Sortez de chez Jimmy Choo avec le sourire et rentrez chez vous. Faites vous (très) belle et enfilez vos souliers neufs.                  
                

6° Choisissez un restaurant que vous aimez beaucoup mais où vous n’allez pas souvent. Réunissez-y quelques amis après les avoir fait monter chez vous prendre une coupe d’un bon Champagne (Veuve Clicquot par exemple)

7° Finissez la soirée chez vous, finissez le champagne, ouvrez autant de bouteilles que nécessaire pour finir en chantant sur du Patrick Bruel.

8° Exceptionnellement, vous pouvez vous endormir, ivre, sans vous démaquiller (et avec vos chaussures) mais attention, seulement pour cette fois !

 

Pensez tout de même à prendre un aspirine avant de dormir… on se remet moins bien des cuites après 30 ans… parait-il… Car par la suite, vous nierez encore un peu votre âge dans une phase de jeunisme aigu, mais ça, c’est une autre histoire !

Par La journaliste
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Samedi 2 mai 2009

Ce qui est sûr, c'est que la gué-guerre fait rage entre les blogueurs comme en témoignent certains échanges salés dans les commentaires laissés par exemple sur cet article de Deedee, preuve s'il en est que le blogueur (même influent) se pose lui-même des questions quand à l'influence des (autres) blogs...et que cela lui inspire des posts!
(surtout, cliquez bien sur les liens de l'article de deedee vers deux autres articles auto-dérisoires concernant les blogs...de merde. Hum!)

Loin de moi l’idée de me demander si MON blog fait partie de ceux-là. Le propos est plutôt de souligner l’ambivalence entre des blogueurs arrogants et prêts à tout pour se faire connaître, et leur aptitude à casser du blog sur le dos de ceux qui n’essaient pas de « réussir ». Pourtant, ça leur fait des concurrents en moins ! Alors pourquoi tant de haine ?

Pourquoi qualifier de « blog de merde » ceux de gens qui, en effet, racontent peut être de la m… mais le font dans leur coin ?

Après tout, qu’est-ce que ca peut bien foutre ? Depuis quand les « blogueurs influents » se prennent-ils pour des jurés de Nouvelle Star et crachent sur des blogs qui ne leur font même pas d’ombre ?

Je comprends que l’on puisse trouver débile un ènième « blog de filles », un blog qui retrace le quotidien navrant d’une personne à qui il n’arrive rien.

Je comprends aussi qu’aujourd’hui, l’intérêt d’un blog (dans le monde des bloggeurs) soit de créer un concept, quelque chose de nouveau, de mettre en valeur quelqu’un d’intéressant et/ou drôle et d’avoir accès à sa « vision » unique.

Mais ca c’est aujourd’hui. Cela n’a pas toujours été, rappelez vous…

Je ne vais pas vous faire le coup de « Soyons tolérants, chaque personne étant unique, sa vision l’est aussi forcément ». Non. Il y a des boulets, des relous et surtout des gens totalement dépourvus de « vision », d’originalité et qui étalent pourtant ce qui les anime mollement dans un blog.

Non, je vais plutôt vous faire le coup de « Revenons quelques années en arrière ». Ben oui, car l’origine du blog c’est quand même bien de rendre public son journal, de raconter sa vie en ligne, qu’il s’agisse de celle d’un star du porno ou d’une caissière de supermarché (je ne vais pas vous rappeler non plus le succès de l’une d’entre elle qui déboucha d’ailleurs sur un bouquin).

Bref, j’avais donc juste envie d’y aller de ma pichenette et de dire à nos amis les bloggueurs connus : foutez donc la paix aux « blogs de merde », ils vous emmerdent.
Personne ne vous oblige à lire leur prose, ils ne font de mal à personne, ne prennent la place de personne et, si en plus de pouvoir parfois déboucher sur des insights et des inputs sociologiques intéressants , ils servent d’exutoires à des gens dont la vie est vide et/ou triste, très bien.
Après tout, un blog c’est gratuit et ça fait du bien. A part le sexe, what else ?

Par La journaliste
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Jeudi 26 mars 2009

Bluffée par le concept, séduite par la forme, révoltée par le fond et une grosse envie de « faire passer ».

C’est pas tous les jours…

 

Cliquez ici. Bonne promenade...


C’est tout pour aujourd’hui…

 

Par La journaliste
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