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Ces hommes qui nous rendent connes! Chouette trentenaire VS inconséquence masculine

9 Novembre 2009 , Rédigé par La journaliste Publié dans #COUPLE & PSYCHO

Ouh là, fachée ! Ouh, le coup de gueule. Je ne sais pas pourquoi soudain ce post se déroule avec évidence dans ma tête alors que j’ai cette théorie à l’esprit depuis un moment, m’enfin voici venu le moment de vous parler d’un truc qui fâche. Qui fâche très fort sans doute car il est vecteur d’injustice.

Alors voilà, c’est pas dur. C’est l’histoire d’une trentenaire, bien dans ses Converse, qui a plein de copines, un bon réseau amical, un bon job et des sollicitations sociales à la pelle. Bref, elle est IN-DE-PEN-DANTE, tant sur le plan  relationnel que financier, bien sûr. Un peu ce que le nouveau féminin Grazia illustrait dans son (chouette) article sur les lolitas trentenaires récemment: « Une femme indépendante, autofinancée depuis longtemps, mais qui affiche une posture d’ado fêtarde et bohème ». pouvait-on lire.

Sans forcément souligner le côté fêtarde insouciante qui était le propos de l’article, j’irais plutôt vers le sous-titre « Elles ont 30 ans et des poussières, un job en or et une peur panique de l’engagement. Le désespoir à la Bridget Jones, très peu pour elles. Régressif ? Non, juste festif et rafraîchissant ».


Ben oui, car la trentenaire, là, elle est célibataire. Et souvent, elle s'en fout. Parfois ça l’ennuie, ou pas, ça la rend triste ou heureuse, ça dépend, c’est selon. Ce qui est sûr c’est que, soit elle en prend son parti, soit elle s’active.

Mais elle ne cherche pas (plus) forcément, ni désespérément, l’Amooour.

Voir elle ne veut pas l’Amooouuur.

Elle cherche d'ailleurs souvent plutôt à s’amuser ou juste rester insouciante dans ses relations amoureuses (cf amour frais avec les hommes, possible ?) tout en ayant une rencontre de qualité.

Cette fille est donc pimpante et drôle, pleine d’idées et d’énergie, un peu lookée, un peu branchée et un peu expérimentée. Elle connaît (à 30 ans), la plupart des théories de l’amour et leurs réalités, les pièges du début de relation, les armes de la séduction. Bref, cette fille, « c’est vraiment un cadeau », comme concluait l’article de Grazia.  Sauf que.
Sauf que, parfois, patatras !

La fille papillonnante, courtisée et insaisissable  ("Heu non, pas là, j’ai un vernissage", "Heu, non chuis encore prise, pas possible là, désolée!" ), devient ce qu’elle déteste. Et ce que les mecs détestent : une fille en demande, fâchée, qui se prend la tête.

Mais que s’est-il passé ?

Ce phénomène arrive parfois quand une fille se fait des films sur une rencontre, ou quand elle est, à la base, en super demande affective, ou qu’elle ne veut pas s’avouer qu’elle fait face à un minable (ou a un enfoiré affectif), ou encore quand elle coure derrière un mec qui s’en fout.

 

Mais là, c’est pas ça. Car la loli-trente ne commets pas (plus, donc) ces erreurs.
Si il ne rappelle pas, elle comprend qu’elle ne l’intéresse pas. Elle zappe.
Si un mec ne s’intéresse pas à elle ? Elle zappe. (Pô grave, yen a plein d’autres..).
Son cœur se fendille quand même un coup car elle y a cru et a été déçue ?
Pffiou, elle connaît les ressorts pour rebondir, elle s’en remet vite fait, au suivant !

Elle a arrêté de quémander de l’amour quand elle a vu que cela produisait l’effet inverse sur les hommes.

Et elle a appris à interpréter les signes d’une rencontre et à comprendre sans trop se gourrer les attitudes du mec en face.

Alors quoi ?

Et bien justement, à force de connaître les codes de la relation à toutes ses phases, quand le garçon émet des signaux contradictoires, la fille réagit bizarrement.

La plupart du temps, un schéma unique se détache.

Un mec donne des signaux forts de « Tu m’intéresses » et/ou « Je veux être avec toi » et/ou « Tu me plais vraiment » etc…

Selon le principe de prudence, la trentenaire attends même d’avoir de double confirmations de ces signaux avant de prendre ce qu’elle voit se dégager pour argent comptant. Et alors que l’homme a réellement et visiblement déclaré sa flamme/son attachement/ son envie, il se met à dévier de la suite logique.

-Petit interlude pour tous ceux qui hurlent déjà « Sus aux schémas et à la logique ! Hooou ! » etc… -

A un moment, sans que rien de spécial ne se soit passé, le mec n’appelle pas à un moment où la fille pourrait attendre qu’il le fasse (après un évènement pour prendre des nouvelles, car on ne s’est pas parlé pendant 3 jours…). Du coup, forte de son nouvel élan, la fille va appeler. Elle s’en fout, elle est cool et joyeuse. Et elle est sure d’elle, elle ne s’est pas enflammée.

 

A un autre moment, en se parlant, au détour d’une phrase anodine, ou d’une question (encore une fois qui s’inscrit dans la logique du mouvement engagé de part et d’autre, pas d’une question intrusive ou déplacée), le mec a une réaction inattendue, de rejet ou de protection. La fille ne comprend pas. Elle laisse couler malgré la claque (elle est cool), mais se demande quand même le pourquoi de cette rupture dans le ton.

 

Elle essayera plus tard de lui en toucher un mot, façon complice, mais le mec niera avoir eu un ton agacé, par exemple. La fille (indépendante, libre et sympa), se sent blessée et un peu rejetée.

Et là, c’est le début des ennuis. Car le mec, alors qu’il a induit cette tension, ces questions, va adopter une attitude façon « elle est chiante ». La fille (à la base indépendante, libre et pas chiante du tout), va tenter de s’en foutre, mais peine perdue, elle a envie que ce soit cool et là, elle l’est déjà beaucoup moins, cool, donc préoccupée.

La fille perd alors de son indépendance et de sa légèreté en ayant inclus dans son schéma de vie un mec qui, lui, fait comme si rien n’avait changé mais donne de vrais gros coups de freins sans raison.

Et c’est le début des gros ennuis... et du vrai gâchis. Normalement, cette fille aurait tourné les talons et aurait été papillonner ailleurs face à ce comportement.
Sauf que là, les bases ne sont pas celles-ci. Il l’a trop rassurée, est allé trop loin, s’est même déclaré sans qu’elle ne demande rien (elle ne demande plus).
Ca a duré trop longtemps. Des bases de confiance ont été posées, elle a attendu, elle ne s’est pas enflammée (bis), elle a fait en fonction de ce qu’elle voyait. Elle n’a pas imaginé les mots doux ni les gestes.
(Car oui, phase 1 de cette histoire : le mec appelle, envoie des messages régulièrement, a une attitude câline en privé et en public, il donne un surnom, il s’affiche devant des gens qu’il connaît, il écrit même qu'il veut une relation sérieuse, bref que des trucs spontanés, et donc, à priori vrais.
Et ce sont toutes ces choses qui changent pendant cette phase 1 l'approche habituelle légère en prise au sérieux de la relation: "Et si cette fois j'avais pas intérêt à m'arréter? Il a l'air sûr de lui et j'adore cette intensité. Si après tout c'était l'occasion pour moi de construire?").

 

Et cette incohérence lui fait ALORS faire des trucs qui ne sont pas dans sa nature.

Elle va devenir (par la force des choses) un peu en demande alors qu’à la base, les mecs, elle s’en tape. Ca va ca vient ;

Elle peut devenir « insecure » et réclamer d’être rassurée bien qu’elle ait été, jusque là, sereine dans son self-esteem ;

Elle peut devenir méfiante et insistante sur des détails que le mec aura distillé en étant flou alors qu’à la base elle n’est pas si curieuse (chacun sa vie, hein !) ;

Elle peut se mettre à psychoter pour comprendre des trucs idiots, juste parce qu’ils auront été mentionnés sans explications alors que d’habitude (avec un mec qui n’est pas inconséquent), elle est très sereine ;

Bref, elle devient une fille qu’elle n’est pas. Et elle s’en rend compte ! Et elle n’aime pas ca, pas ça du tout! (« Exactement ! L’autre jour, j’ai dit à mon mec « Je ne me supporte pas avec toi ». J’ai de quoi être occupé tous les soirs mais j’annule tout, alors qu’il ne me le demande même pas. Je me mets moi-même la pression sans comprendre comment j'en suis arrivée là. Je me déteste quand je suis comme ça !» me confiait A. attachée de presse de 24 ans, parisienne et fêtarde avec qui les mecs ont pas mal défilé…quand je lui ai parlé de mon article.)

Idem pour mon esthéticienne qui au bout d’un an, de mentions douces en questions sur ses sentiments, en est à poser des ultimatums à son mec juste pour qu’il lui dise ce qu’il ressent. Le fait que ce soit (vraisemblablement) un crétin qui joue à la faire ch..., n’a rien à voir dans l’histoire. Le truc c’est qu’elle n’aurait jamais été si insistante s’il lui avait donné des infos normalement, dès début. Même pas beaucoup, même tout petit à petit. La loli trente se contente de peu puisque ce qu'elle redoute plus que tout c'est qu'on l'envahisse. Alors peu, c'est bien pourvu que ce soit logique. Mais vouloir donner moins que peu, c'est ne pas jouer le jeu qu'on soi-même initié. Et c'est assez tordu en fait.

 

Notre trentenaire commence à tenter d’exister dans le regard de l’autre, ce qui est particulièrement pervers (et qu’elle déteste: merde alors, elle a passé l'âge!) et de comprendre (c'est une fille gentille).


La loli trente passe donc d’une fille indépendante, drôle, dynamique, insaisissable, heureuse de vivre et sereine à une fille en demande, souvent de mauvaise humeur (on la comprend), inquiète et un peu triste.

Bonjour le sabotage ! Tout ça en réaction à ce changement d'attitude plutôt illogiques, qu’aucun fait de sa part ne peut justifier. 

Alors bien sûr, dans mon déroulé, ce qui ressort (à la relecture) c’est le côté enfoiré affectif, manipulateur par la déstabilisation chaud-froid etc… Mais ce que je voulais juste dire ici, c’est qu’il est particulièrement injuste et intolérable que des mecs (de 30-35 ans qui plus est) soient si inconséquents et gâchent et abiment au passage de chouettes loli-trentes comme nous en les rendant chèvres!

Parce qu'on a, nous, pas mal travaillé sur nous pour pouvoir être comme nous sommes, libres et heureuses, même seules. Et parce qu’une fille cool, qui ne veut pas forcément habiter avec les mecs, qui les laisse faire leur vie car elle a la sienne, très intense, qui est pleine de gaîté, et d’amour à donner en paquets colorés, c’est vraiment... un super cadeau !
Et à force, la conclusion qui s'impose, c'est que même en double ou triple checkant les intentions de l'autre, on ne peut jamais être sure.
Et on se demande après pourquoi les filles sont sur leurs gardes, ne  font pas confiance et ont du mal  recevoir normalement les gentillesses des chouettes garçons qui, elles en sont persuadées, sont trop beaux pour être honnètes. Elles cherchent alors le défaut caché et foirent leur histoire...

Bien sûr, cela va dans les deux sens (mentions pour les mecs qui se seraient fait larguer comme des m... par de grosses c... passées à côté d'un charmat spécimen en l'éraflant au passage. Sympa pour les suivantes...
Et on se demande après (bis) pourquoi mecs et nanas ont tant de mal à se trouve et à se comprendre, tous perdus dans des réactions en chaines souvent dues au connard ou à la connasse passée avant...
L'amour? Hmmmm.... faut voir....

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Gab 27/02/2013 18:08

Peut-être que la vraie futilité cachée derrière le faux humour font fuir les hommes ? Votre vie semble tourner autour de l'apparence et des hommes. Voyons, vous n'êtes pas "indépendante", comme
vous l'écrivez trop souvent.
Signé : une femme

La journaliste 23/07/2013 14:27



Peut être bien, à vous de me le dire... Signé: une indépendante, dans tous les sens du terme! :-D



mel 01/05/2011 00:21


C'est EXACTEMENT la relation que je viens de vivre avec un homme! incroyable!
J'aime bien l'article sur les fucking friend, amant, amitié caline. C'est vrai que lui voulait tout de suite nommer la relation pour lui donner un statut et donc avoir le pouvoir dessus,c'est
reducteur!! Alors que je trouvais ça tellement mieux d'être légère et d'attendre que cela se definnisse par soi-même, avec ses propres regles.En fait les mecs font ça quand ils ne sont pas amoureux
je crois, tout simplement!!


La journaliste 04/05/2011 20:06



En effet, les deux articles peuvent se lier. Mais je ne crois pas qu'ils le fassent consciemment, pour prendre leur défense...enfin, à nous de ne pas tomber dans le piège et de rester sereine en
s'éloignant dès que les signaux deviennent contradictoire pour éviter de devenir chèvre... et triste!



Malicia 17/08/2010 20:34


Peut-être qu'il avait une copine ? Qu'il a eu un changement de situation ?
Quoi qu'il en soit, je déteste les mecs qui s'emballent pour ça. Une fois, sur internet, j'ai commencé à parler à un mec comme ça. Je le trouvais pas mal mais je voulais rien m'imaginer. Il s'est
montré super enthousiaste, il m'envoyait plein de mails, me posait plein de questions, mais ça faisait trop plaisir de voir autant de joie à me parler. Méfiante au début et à distance, je me suis
laissée amadouer. Quand il a vu ma photo, ses mails ont peu à peu cessés... et je suis restée sur le cul. Je voulais pas m'attacher à lui, il m'y a encouragé par son attitude et c'est lui qui m'a
laissé comme ça, comme un pauvre con -_-'


La journaliste 18/08/2010 10:57



Et encore, c'était une relation "virtuelle", ca dérange encore plus la tête quand c'est en vrai...



chaka ponk 01/02/2010 18:17


J'ai oublié de relever le passage où vous parliez de la liberté amoureuse car je l'avais dans un 1er temps mal compris. Je pensais que vous reconnaissiez qu'il est dommage que l'on considère à tort
cette liberté comme inconséquente et que c'était un biais et une hypocrisie que l'on ne peut que déplorer mais en fait pas du tout.
Vous semblez davantage persister et réitérer dans l'idée que cette considération est d'une normalité absolue, ce que je trouve, vous l'aurez compris, passablement répugnant, hypocrite et injuste.
"rarement le cas" vous rendez-vous compte de l'arbitraire de cette affirmation ?
Vous justifiez bien facilement vos différences de grille de lecture entre les 2 sexes.


chaka ponk 01/02/2010 17:46


L'honnêteté m'oblige à reconnaître que la réponse est plus talentueuse que ce à quoi je m'attendais ou du moins ce que cet article laissait présager, même si je ne peux que regretter qu'il reprenne
certains de mes propos qui auraient pu froisser votre amour propre d'auteur.
Toutefois au-delà de ça, je tenais à préciser que j'avais bien compris que c'était un point de vue de femme mais je persiste à dire que l'on a, tant sur le fond que sur la forme, une différence
très nette de vision du problème sans pour autant avoir un raisonnement orienté.
Malgré tout l'humour et le second degré que peut recéler votre article il en ressort une vision assez subjective du problème, voire caricaturale, c'est en tout cas la manière dont j'ai perçu les
choses.
Comme ce blog contenait d'autres articles avec toujours ces rôles stéréotypés de la trentenaire candide et du trentenaire bourreau j'en ai conclu au caractère apocryphe de ce billet mais je
comprends bien que cela n'ait pu être en aucun cas votre but.
Mais la cerise sur le gâteau dans tout ça était l'espace commentaire qui ne souffrait aucune subtilité ou contestation ou si peu, avec une mention spéciale pour le 1er commentaire qui faisait très
règlement de compte sur fond de haine des hommes et que vous n'avez pas cru bon de relever.

ps : je voyais mon commentaire plus provocateur que lourd mais il faut croire que ça aussi c'est subordonné à la sensibilité de chacun.

Cordialement