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King of Pop Gone Too Soon, make me wanna Scream !

26 Juin 2009 , Rédigé par La journaliste Publié dans #HUMEUR

Comment commencer ce post qui s’impose à moi bien que détaché de la ligne éditoriale de ce blog? Bien que personnel et sans information particulière si ce n’est mon humeur…C’est sans doute à ça que ça sert les billets d’humeur…

Mais comment le commencer alors que j’ai des larmes plein les yeux en écoutant She’s Out of My Life ? Ce morceau incroyablement touchant.

Peut être juste comme ça, en laissant mes doigts pianoter sur le clavier dans l’expression irrésistible de ma tristesse….

Hier soir, 2h, des amis appellent alors que je sors de chez eux. On arrête le scooter : aurais-je oublié quelque chose là bas ? Non. Ils viennent juste d’apprendre une nouvelle qu’ils veulent nous faire partager. Et l’info tombe. Enorme. Michael Jackson est mort.
Mais non. Ben non, c’est des conneries. Bien sûr que non. Si ? On verra.

Et sur LCI ce matin à 8 heures, c’est la claque. La claque d’une nouvelle inacceptable et niée pendant la nuit. Parce que l’on ne veut pas y croire. On ne peut pas y croire.

 

Des images défilent sur l’écran, de la musique s’échappe du poste. Je reste interdite. Ca monte au cerveau. Au cerveau reptilien. Celui des émotions, des souvenirs…car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un monument vient de s’écrouler. Comme une tour si familière que l’on ne la regarde plus et qui disparaît du paysage comme dans un claquement de doigts.


11 septembre dans le monde de la musique

 

J’arrive devant mon ordi et c’est absolument évident, il faut que j’écoute un morceau… Gone Too Soon. Uns chanson bisounours, un peu exaltée, certainement un peu nouille pour certains. Mais moi j’y ai toujours cru à ce morceau d’arc-en-ciel en musique de quelques minutes seulement. Ce morceau que j’ai tant écouté et appris par cœur, avec toutes les intonations pour pouvoir le copier à la perfection.
Les larmes montent.
L’évidence d’avoir délaissé ce disque bien trop longtemps comme ces CD qu’on a tous dans notre bibliothèque depuis la 5ème mais qu’on n’écoute plus sauf pour passer Billie Jean en soirée…comme Nevermind de Nirvana, comme le double Use Your Illusion des Gun’s ou le We Can’t Dance de Genesis…

Comme Dangerous…et HiStory.

Et alors une nouvelle façon d’entendre cette voix si cristalline, tellement pleine de sentiments mêlés, de souffrance et d’espoir. Je l’entends comme pour la première fois et je ressens la sensibilité énorme qui a toujours caractérisé l’artiste. L’interprète. Celui qui a accompagné toute mon adolescence. Celui dont j’étais fan. Celui au concert duquel je suis allée sans bien savoir si j’aimais, sur un hasard. J’avais environ 12 ans. Et ensuite, ce classeur que je remplissais de toutes les images, de toutes les photos, de toutes les infos découpées dans OK Podium, Top Secret et autres légendaires lectures adolescentes.

Les disques rares recherchés et achetés après avoir économisé.

Vague à l’âme. Les larmes roulent, il est impossible de les retenir car cette musique arrive directement dans la partie chamallow de mon cœur. Celle que certains rejettent et qui leur font dire par exemple que les chansons d’amour sont cu-cul. Je suis chamallow et ça me va bien de pleurer un être rare dont soudain j’entrevois par mes oreilles bien plus que ce que mon méga album à jamais pu contenir comme infos…Je suis de plus en plus triste et je ne m’attendais pas à cette lame de fond qui déferle à mesure que j’écoute et que j’écris.

Rien à foutre qu’il se soit brûlé les ailes, rien à foutre qu’il ait fait refaire son nez mille fois et qu’il ait un jour secoué son gamin par la fenêtre ou dormi dans un caisson à oxygène. Bullshit !
Il restera à jamais la voix des Jackson Five, l’auteur de We are the World avec Lionel Ritchie, l’interprète de Bad et l’inventeur du Moon Walk !

Tout cela valait bien quelques extravagances, un mariage foireux avec la fille de l’autre king et un visage abîmé.

Mais tout cela s’efface à mesure que les notes résonnent…que je frissonne, que je souris, que je pleure, que je prends tous ces sentiments en intraveineuse…

Et c’est que je nous souhaite à tous. Redécouvrir le génie tant moqué, redécouvrir des titres oubliés, se reconnecter à notre sensibilité pure et une fragilité enfouie et souvent sur compensée.


Ne rien retenir d’autre que ces morceaux qui nous ont fait, qui nous ont accompagnés et qui ont soutenus tant de gens en mal de douceur.

Gone too soon…

Like A Comet, Blazing 'Cross The Evening Sky

Gone Too Soon

 

Like A Rainbow, Fading In The Twinkling Of An Eye

Gone Too Soon

 

Shiny And Sparkly, And Splendidly Bright

Here One Day, Gone One Night

 

Like The Loss Of Sunlight, On A Cloudy Afternoon

Gone Too Soon

 

Like A Castle, Built Upon A Sandy Beach

Gone Too Soon

 

Like A Perfect Flower, That Is Just Beyond Your Reach

Gone Too Soon

 

Born To Amuse, To Inspire, To Delight

Here One Day, Gone One Night

 

Like A Sunset, Dying With The Rising Of The Moon

Gone Too Soon

 

Gone Too Soon

 

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Claire 03/07/2009 19:42

Ô combien je ressens toute cette même tristesse au fil de tes mots... et je ne m'y fais toujours pas...

Paulo 26/06/2009 17:29

Choc, tristesse... merci pour ce bel article, apparament impulsif, émouvant et bien écrit. On s'y retrouve parfaitement!

sophiekune 26/06/2009 14:18

Le monde est en deuil...