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Fuck friend, amant, amitié câline et autres nouvelles appellations du domaine amoureux

20 Janvier 2009 , Rédigé par La journaliste Publié dans #COUPLE & PSYCHO

 

Comme vous le savez, dans la vie, le mariage n’est pas l’unique forme de relation amoureuse. Enfin, par relation amoureuse j’entends relation charnelle, avec ou sans sentiments. (Ne recommencez pas à prendre un air offusqué, que celui ou celle qui n’a jamais couché sans être amoureux me jette son premier string !).

Parmi les relations existent différents niveaux, et sur plusieurs plans. Différents niveaux d’amour, d’engagement, de fidélité, de monogamie, bref, tout et son contraire existe, et depuis un bail.
Quel est le propos de cet article alors ? Qu’est-ce qui a changé ?

Eh bien maintenant (je dis maintenant car je pars du postulat que ce qui va suivre ne se passait pas ne serait-ce que du temps de nos parents). Maintenant, donc, on donne des noms à ces relations.
Dans un désir de contrôle, on verbalise, on définit.

Et ce sont autant de nouveaux statuts qui fleurissent dans nos bouches :

« Et alors avec G., ca se passe comment ?

Je crois qu'il cherche vraiment une copine. Je vais essayer  de le garder en fuck friend »

Ou encore :

«  M.? ben c’est juste un amant. Je le teste en intérim mais je crois pas qu'il pourra être mon mec»

 

Mais alors que se cache-t-il derrière tous ces noms ? Et pourquoi ce besoin de nommer la chose ? Au risque de revenir sur la gestion du risque amoureux  (nommer, c’est définir, définir, c’est contrôler, contrôler = réduire le risque de souffrir), je crois qu’en effet, il est difficile de nos jours de simplement attendre et voir. Alors que c'est le meilleur, même si c'est risquer une déception.

D’abord parce qu’on veut souvent savoir vite (notre temps est en jeu (!)), ensuite parce qu’on est dans ce sacro-saint contrôle (et on énonce clairement la couleur), enfin, parce qu’alors que chacun cherche son chat et des repères, il fait bon se raccrocher à un statut, même réducteur, plutôt que de faire face à une relation indéfinie qui revient à « rien ». On fait d’ailleurs parfois exister des relations qui sans ce phénomène de "naming" , seraient réduites à « rien » (et dont peut être la non-existence nous épargnerait quelques désillusions…Bref.). Et on préfère se dire qu'on a un amant occasionnel plutôt que "rien" et de fare face à ce vide amoureux. Le pire c'est que du coup ca empêche certains d'être totalement disponibles pour une vraie histoire, puisque la place n'est pas libre à 100%.

 

Encore plus fort, on voit sur les sites de rencontre une catégorisation stricte de ce qui est recherché (ex sur adopte un mec): CDD, CDI, amitié câline, one night stand (coup d'un soir), cochez la bonne case !

Alors oui, je comprends l’intérêt de la chose : inutile de perdre son temps avec qqun qui veut s’amuser si ce que l’on veut au fond c’est un oui pour la vie.

MAIS, il y a plusieurs mais.

Tout d’abord, il me semble que l’appétit vient en mangeant et que même si certains premiers regards nous affirment que « Celui-là, ce sera pas le père de mes enfants », j’en connais qui s’y sont trompés. A qui n’est-il jamais arrivé d’entendre l’histoire de « Au début, on se détestait » ou « C’était censé être pour une nuit seulement et on se marie dans 3 mois».

Je serais donc tentée d’affirmer sans détours que c’est limiter son champ d’action et son potentiel d’amour que de définir ce que l’on cherche et ce que l'on vit. Loin du « sur un malentendu, ca peut marcher », il serait juste dommage de se couper des pistes, c'est quand même une question d’alchimie, non? Une histoire de peau, ca ne se prévoit pas…

 

Ensuite, je prône le nouvel art (pour moi cela en est un, et un exercice de tous les instants) de ne pas tout nommer.

Nommer, c’est faire exister quelque chose d’une manière donnée, et le figer dans une réalité que l’on crée.

Par exemple, une relation commence, les signaux sont un peu flous et là, l’un des deux n’y tient plus et va demander à l’autre : « Heu, et toi, tu as envie de quoi exactement ? », pour se rassurer.

Et l’autre qui éventuellement n’avait même pas d’idée sur la chose, va pencher d’un côté  : « Ben j'en ai marre des trucs légers, j'aimerais une vraie copine, tu vois » duquel il risque de ne plus démordre une fois qu’il l’aura formulé.

Vous auriez mieux fait de la fermer ce jour là.

Parce que oui, une fois lâché, le mot reste. Et le fuck friend sera rarement transformé en officiel si il a été nommé, considéré et accepté comme ca (sinon, ce serait fait, sauf pathologie de l'engagement chez l'un au l'autre -ou les deux- des sujets: des histoires d'amour hyper solides découlent très, très souvent de ce type de relation, alors utilisée comme l'intérim avant embauche, pour rassurer l'employeur, apprendre à se connaître et découvrir défauts et qualités dans une ambiance "sans enjeu"...
Dur dur aussi de revenir à une relation de légère de fuck buddies, après avoir été vu, lu, entendu en tant que " la nouvelle copine ou le nouveau mec de… »
(bien qu'étonnament sur ce point, les mecs aient naturellement moins de problèmes alors que parfois ca revient au même, ils ont juste la trouille et l'impression d'être plus libres alors qu'ils aiment la fille! Portnawak...)


Je ne m'étendrais pas sur le fait que le problème vient parfois des codes. Ces signes ou signaux que l’on envoie et qui font comprendre à l’autre ce qu'on veut vivre avec lui ou elle. 
Une nouvelle chérie d'amour officielle… (prise de main dans la rue…) ou juste un coup d'un soir » (« Oui mon lapin, mais alors tu vois,  je me lève tôt et si ca t’ennuies pas de pas rester dormir... tu comprends? Voilà. C’est ca. Oui, la porte, là. Juste là. Vooiiiilààà.»). Mais un post entier serait nécessaire pour parler des signaux qui remplacent les mots et permettent aux gens (garçons) de mauvaise fois de dire après « je ne t’avais rien promis » juste parce qu’ils n’avaient rien DIT alors que les signes exprimaient tout le contraire.
Ou deux posts même.

 

Alors qu’attendre d’un fuck friend ? d’un amant ? ou d’un CDD ? Et quelles sont leurs définitions officielles?

Vous le saurez au prochain numéro (une étude sérieuse -faite auprès de mes lecteurs tests- ayant démontré qu’ils ne disposent en moyenne que d’un temps limité et que l’attention se relâche au-delà des 4000 signes, je préfère couper la poire l’article en deux).

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meilleur friend 27/10/2011 14:49


fuck friend = cdd; pas mal l'image... je vais essayer de me chercher un cdd alors XD


Nancy 31/08/2009 04:30

Et la suite on la trouve ou? Votre article est très intéressant et vrai. Mais qu'en est-il de celui qui veut n'être qu'un fuck friend mais qui démontre plutôt que vous lui êtes plus cher qu'un simple ami

La journaliste 31/08/2009 13:26


voui voui... la suite arrive mais en fait des suites il y en a plein! Les évolutions sociologiques du rapport amoureux, c'est un thème sans fin! J'ai commencé un post sur les enfoirés
affectifs qui ne le font pas exprès, cela pourrait répondre à votre question...si je l'ai bien comprise!? n'hésitez pas à reformuler...


'Lie 26/02/2009 22:46

Aaaahhhhhh....exactement mes questionnements du moment ! Je suis plutôt d'accord avec ce que tu racontes, je viens de vivre le "heu, toi tu veux quoi exactement". et oui, je trouve que c'est super réducteur de s'enfermer dans des noms, mais rassurant d'un autre côté...ce qui n'empêche pas pour autant que les choses évoluent d'une façon ou d'une autre...

Adeline 07/02/2009 14:22

c'est tellement vrai...