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Trajet chargé: RATP, Gare Montparnasse, Gare d’Austerlitz, même combat !

26 Août 2008 , Rédigé par La journaliste Publié dans #MAUVAISE HUMEUR

 Bon. Moi, cet été, je suis partie en vacances. Je suis partie de Paris. Et en train. Et avec une valise digne de ce nom contenant un vanity de 2,5kg -sans compter les crèmes solaires multiples- et surtout mon ordinateur pour ne rien perdre de l’ambiance sur place en prévision d’un post intitulé « famille je vous hais » (ou « je hais les enfants des autres quand je suis en train de bronzer tranquille avec ma copine en lisant des magazines féminins », mais ce titre m’a semblé un peu trop long, quoique plus explicite).

BREF.

Tout commence dans le métro quand, déjà à la limite du retard, je tente naïvement de passer dans le tourniquet avec la dite valise. « Oh là, malheureuse ! », m’aurait crié un vieillard assis sur un banc si l’on avait été dans le Sud. (et trois super beaux gosses bronzés auraient surgi pour m’aider) Oui mais voilà, on est à Paris à la station Pigalle. Et les gens ont vraisemblablement autre chose à f…  Je reste donc bien sûr coincée d’un côté du tourniquet et ma valise de l’autre, je fais des moulinets avec les bras et me prend la porte dans le front au moment où ma valise gagne la partie sur le tourniquet et vient me tomber dessus me créant un bleu au tibia qui me vaudra de nombreuses questions par la suite et un bronzage chamarré.

Après, c’est l’épreuve des escaliers. Pigalle étant situé au pied de Montmartre, il y a quand même pas mal des marches et les escalators ne font que monter. Je pense que c’est là que je me suis cassé l’ongle du petit doigt et un peu coincé le dos vu la posture que la descente de 274 marches avec une valise à bout de bras m’a forcée à prendre.

Essoufflée, je me laisse mollement tomber sur le siège en attendant avec angoisse le changement à Sèvres Babylone.

Après une lutte constante pour avancer dans les couloirs malgré le flot de touristes qui semblent s’être donné le mot pour avancer groupé dans le sens inverse du mien, c’est dans la gare que je perds définitivement ma patience (agacement qui ne faiblira pas grâce aux 11 enfants avec le bruit desquels il a fallu cohabiter par la suite).

Car dans les gares, point de salut. La seule innovation pensée au moment où les décideurs se sont rendus compte que « oh mais dites donc, dans les gares les voyageurs ont des valises. Ben faudrait peut être penser à faire un truc, non ? » consiste en un petit passage étroit destiné à accueillir les bagages pour les faire passer de l’autre côté, pendant que l’on s’engouffre dans le tourniquet.

Mais laissez-moi rire ! N’avez-vous pas remarqué la perfidie du système ? Tout d’abord on dirait que l’installation à pris en compte les normes prévues pour les avions et ne peut recevoir que ce qui est considéré comme un bagage à main (la gueule des américains au moment de faire passer leurs énormes valises). (Et aussi quand ils essaient de passer dans le tourniquet tout court d’ailleurs, créés sur les mensurations françaises du 19eme siècle !)

Bref, déjà, là ca coince. Mais surtout, n’avez-vous pas remarqué qu’il n’y a qu’un passage par rangée de tourniquets et  qu’il est situé à une seule des extrémités de la rangée?

Et CA, ca crée un bordel pas possible dans les gares vu que personne ne veut se séparer de son bagage (à main), conscient qu’il peut allègrement être ramassé par un voleur embusqué qui aura le temps de se tirer avec ni vu ni connu pendant que l’on battra des bras, impuissant, dans la foule de gens agglutinés derrière des italiens bruyants qui ont vraisemblablement tout leur temps alors que nous, bordel, on va finir par le rater ce P ;.. de train magnez-vous!!!! (comment ca « va bene ragazza ? »)

Une fois de l’autre côté, c’est pour monter dans le train que ca se gâte, car cette histoire concerne un voyage en train de nuit (aaaargh), avec zéro place pour les bagages, des chiens, des trucs qui tombent par terre et des marches géantes qui donnent l’impression de commencer à faire de l’escalade au moment de monter dans le train. Je crois que c’est la que j’ai filé mon gilet dont une maille s’était accrochée dans un scratch de ma valise qu’un vieux tentant de regagner un peu de virilité m’a proposé de m’aider à monter, au péril de sa sciatique, le pauvre.

La semaine prochaine, si vous le voulez bien, je vous raconterais comment on peut faire s’arrêter de ronfler une vieille sur le dos dans un train de nuit sans la réveiller. (non, je rigole, c’est trop court pour faire une histoire : il suffit de lui souffler dessus puis de tirer un petit coup sur un coin de son oreiller).

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