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15 jours. Tout, rien, nous, Paris, le deuil, la colère. Demain.

27 Novembre 2015 , Rédigé par La journaliste

15 jours depuis vendredi 13 novembre 2015. 15 jours.

Seulement…

Dans le rythme con d’un système à la con où les buzz chassent les infos qui se succèdent au rythme de tweets en cascade, pour certains l’assassinat public qui a eu lieu est déjà loin. Ou semble loin. C’est qu’il faut bien continuer à assurer nos obligations quotidiennes, et si on se regarde encore souvent d’un air abattu, d’autres choisissent de rebondir pour mieux réussir à passer à autre chose. Car au fond bien sûr, c’est ce à quoi nous aspirons tous. retrouver notre vie. Pourtant comme on l’a beaucoup lu, il y aura un avant et un après. Et impossible de revenir en arrière.

Mais peut-on guérir ?

Aujourd’hui a eu lieu l’hommage officiel aux victimes. Avec au micro Camélia Jordana, Nolwenn Leroy et Yael Naim, les pauvres fans des Eagles of Death Métal ont dû apprécier … Moi j’écris, c’est ce que je sais faire. Et pourtant 15 jours c’est aussi le temps qu’il m’a fallu pour concentrer mes pensées diluées et perturbées par un flot ininterrompu d’infos en tous sens. Des images. Et cette impression que tout a déjà été dit.

15 jours. Tout, rien, nous, Paris, le deuil, la colère. Demain.
Alors que le monde se teintait de bleu-blanc-rouge au lendemain d’un attentat meurtrier à Beirut passé largement inaperçu, on a reparlé du fameux concept de mort kilomètrique. Pourquoi une telle mobilisation pour les morts de Paris et pas pour les libanais et cette compassion à géométrie variable? Leurs vies valent-elles moins ? Bien sûr que non. Mais on sait qu’il est - si ce n’est normal- simplement humain de se sentir proportionnellement touché et concerné fonction de notre identification. C’est de toute manière une loi des médias, ce sont donc eux qui la génèrent. Et dieu sait (façon de parler hein, par ce que dieu aussi en ce moment c’est un sujet hein), dieu sait qu’en ce qui concerne le 13 novembre, l’identification est maximale. 

C’est nous qu’ils ont tué.

C’est nous qu’ils ont blessé.

Ceux qui y étaient, notre génération, des parisiens, des trentenaires. C’est nous. Tous ceux qui « auraient pu y être », qui auraient du y être, aussi, des amis…

15 jours. Ce n’est pas fini. Des blessés sont encore à l’hopital. Plus de 250. Rendons noius compte. 17 luttent encore pour rester en vie. Le bilan peut encore s’alourdir. 15 jours.

Hier avaient lieu les funérailles de quelqu’un que je connaissais, parti au Bataclan. Le père d’un ami, lui, s’en est sorti, laissant derrière lui celui qui l’accompagnait.

C’est ça qui a changé : cette fois, on connait tous quelqu’un ou quelqu’un qui connait quelqu’un qui y était.

Victime ou témoin. Il y a eu tellement de gens impliqués. Les infos, la peine, la perte sont directes rendant les choses terriblement concrètes. Une claque. Et pas un groupe visé en particulier: toutes les nationalités, appartenance religieuse etc ont été touchés. pas moyen cette fois de se "rassurer" en pensant que 'lon n'est pas ocncernés par qu'on ne dessine pas de caricatures ou parce qu'on n'est pas Juif.

Ont-ils voulu toucher notre liberté ? Mouai. Simpliste. (mais si ca permet de kiffer encore plus, ok alors...) « A qui la faute ? » Est la question du moment. Et quelle surprise de voir, encore, des voix pour demander aux musulmans de se « désolidariser ». On en est encore là ? Sérieux ? Quand un prêtre lyonnais qualifie les victimes du Bataclan et les terroristes de « frères siamois », demande-t-on aux cathos de se désolidariser ? Bon. 

Se désolidariser. Une injonction de plus me direz-vous parmi la longue liste des choses « à faire», en général hashtaguées (oui oui c’est un verbe, si je veux) du genre : #tousenterrasse ou #prayforparis.

Et comme en janvier tout le monde ne voulait pas être Charlie, tout le monde n’a pas envie d’aller en terrasse. Ni de prier, hein. Ces injonctions sont-elles nécessairement à rejeter sous prétexte qu’elles manquent de nuances ? Non. Pourquoi ne pas prendre les perches tendues pour se rassembler autour d’une cause, sans toujours en discuter le bien fondé. Partager #tousenterrasse ou #prayforparis, même si l’on n’a pas (encore) envie de s’exposer en terrasse ni de s’agenouiller avec un chapelet ou un Coran, n’empêche pas de réfléchir et de lires des articles qui parlent de politique internationale. La preuve ici avec ce texte riche en réflexions. On peut avoir un avis sur un hashtag et aussi vouloir montrer et faire savoir d’autres choses.

Alors que le monde se teintait de bleu-blanc-rouge au lendemain d’un attentat meurtrier à Beirut passé largement inaperçu, on a reparlé du mort kilomètrique http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=219&Itemid=77 . Pourquoi une telle mobilisation pour les morts de Paris et pas pour les libanais et cette compassion à géométrie variable? Leurs vies valent-elles moins ? Bien sûr que non. Mais on sait qu’il est - si ce n’est normal- simplement humain de se sentir proportionnellement touché et concerné fonction de notre identification. C’est de toute manière une loi des médias, ce sont donc eux qui la génèrent. Et dieu sait (façon de parler hein, par ce que dieu aussi en ce moment c’est un sujet hein), dieu sait qu’en ce qui concerne le 13 novembre, l’identification est maximale. C’est nous qu’ils ont tué.

C’est nous qu’ils ont blessé.

Ceux qui y étaient, notre génération, des parisiens, des trentenaires. C’est nous. Tous ceux qui « auraient pu y être », qui auraient du y être, aussi, des amis…

15 jours. Ce n’est pas fini. Des blessés sont encore à l’hopital. Plus de 250. Rendons noius compte. 17 luttent encore pour rester en vie. Le bilan peut encore s’alourdir. 15 jours.

Hier avaient lieu les funérailles de quelqu’un que je connaissais, parti au Bataclan. Le père d’un ami, lui, s’en est sorti, laissant derrière lui celui qui l’accompagnait.

C’est ça qui a changé : cette fois, on connait tous quelqu’un ou quelqu’un qui connait quelqu’un qui y était.

Victime ou témoin. Les infos, la peine, la perte sont directes rendant les choses terriblement concrètes. Une claque.

Ont-« ils » voulu toucher notre liberté ? Mouai. « A qui la faute ? » Est la question du moment. Et quelle surprise de voir, encore, des voix pour demander aux musulmans de se « désolidariser ». On en est encore là ? Sérieux ? Quand un prêtre lyonnais qualifie les victimes du Bataclan et les terroristes de « frères siamois », demande-t-on aux cathos de se désolidariser ? Bon. http://www.20minutes.fr/lyon/1736139-20151123-attentats-paris-pretre-met-victimes-bataclan-terroristes-plan

Se désolidariser. Une injonction de plus me direz-vous parmi la longue liste des choses « à faire », en général hashtaguées (oui oui c’est un verbe, si je veux) du genre : #tousenterrasse ou #prayforparis.

Et comme en janvier tout le monde ne voulait pas être Charlie, tout le monde n’a pas envie d’aller en terrasse. Ces injonctions sont-elles nécessairement à rejeter sous prétexte qu’elles manquent de nuances ? Non. Pourquoi ne pas prendre les perches tendues pour se rassembler autour d’une cause, sans toujours en discuter le bien fondé. Partager #tousenterrasse ou #prayforparis, même si l’on n’a pas (encore) envie de s’exposer en terrasse ni de s’agenouiller avec un chapelet ou un Coran, n’empêche pas de réfléchir et de lires des articles qui parlent de politique internationale. La preuve ici : https://blogs.mediapart.fr/sarah-roubato/blog/201115/lettre-ma-generation-moi-je-nirai-pas-quen-terrasse on peut avoir un avis sur un hashtag et aussi vouloir montrer et faire savoir d’autres choses.

 

Aujourd’hui, c’est le drapeau français que l’on nous a enjoints à accrocher ostensiblement aux fenêtres. Alors ? Vous avez envie de le faire ? Moi oui. D’abord je suis bien contente que ce drapeau redore son blason bien qu’au détour d’une cause tragique, et ne soit plus le symbole du FN qui se l’était accaparé. C’est très bien si enfin on peut juste louer la France pour ce qu’elle a de bien sans se faire traiter de nationaliste. Parce que patriotisme et nationalisme sont deux choses bien distinctes, et tant mieux si certains en revoient les définitions aujourd’hui.

Certains, jusqu’aux parents de victimes, n’iront pas à l’hommage national pour montrer qu’ils en veulent à la République et pointer la responsabilité des politiques dans leur drame http://www.huffingtonpost.fr/eric-ouzounian/moi-pere-dune-victime-je-nirai-pas-aux-invalides_b_8653672.html . Est-ce que mettre un drapeau à mon balcon représente l’aveu que je ne pense pas ou ne sait pas que la France, le gouvernement, a en effet une (large) part de responsabilité dans ce qui s’est passé ? Que je ne suis pas hallucinée par tout ce qui est fait qui aurait du/pu être fait bien avant? Par les négligences passées, les dérapages et abus de l’état d’urgence auxquels nous assistons impuissants aujourd’hui et la merde future qui risque de s’abattre sur nous, encore. Non plus. Oui j’en veux à l’etat, mais je ne me suis jamais fait aucune illusion, je trouve la République opportuniste. Et ses élus, n’en parlons pas. Et oui je suis en colère des décisions qui ont été prises et ont vraisemblablement conduit directement ou indirectement à ce massacre dans lequel de jeunes parents laissent derrière eux de jeunes enfants.

Faut-il avoir peur ? En tout cas, il ne faut pas tenter de s’en empêcher. C’est très sain la peur. Et surtout, c’est ce qui nous différencie d’eux, ces sales daeshets que je ne veux pas nommer : exaltés (et défoncés) les terroristes ont la tête remplie de cailloux et, fossilisés de l’intérieur, ne ressentent plus rien. Mais la nature a horreur du vide. Alors avec leur tête creuse, ils sont devenus un réceptacle à connerie puis boulimiques de tout ce qui pouvait donner du sens à leur misérable existence. Des fanatiques agissant « Au nom d’une cause folle et d’un dieu trahi » comme disait Hollande il y a quelques heures. Avec les bons mots, pour une fois. J’ai apprécié. On sait bien que le défi d’aujourd’hui c’est de proposer aux jeunes une société qui leur donne une raison de vivre parce que ce sont les plus désespérés qui font des cibles faciles pour les terroristes, comme pour la scientologie. Avec des mécanismes de recrutement identiques, enfin identifiés.

J’ai comme toi qui me lis sans doute, la tête farcie d’articles. Depuis 15 jours, les infos, factuelles, puis les témoignages, puis les théories, des photos, des vidéos, du sang, des larmes. Des corps. Je n’ose imaginer la profondeur du traumatisme pour les rescapés.

Puis un chaud/froid entre les articles retraçant les effets de dominos pouvant expliquer le drame entrecoupés de parodies hilarantes de Jawad dont le parcours ne prête pourtant pas à rire (violences conjugales, violences en réunion, et pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner »). Le mec avait tout simplement tué un jeune homme, mineur, d’un coup de hachoir en réponse à une embrouille de portable. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/11/24/31001-20151124ARTFIG00272-ce-que-revele-le-parcours-judiciaire-de-jawad-bendaoud.php Hahaha.

Gueule de bois, sidération, hallucination… Quelques bonnes nouvelles quand même comme la Gambie et le Nigeria qui interdisent ENFIN l’excision. On peut dire qu’on n’en peut plus ?

Down. Ensuite encore, les mesures gouvernementales, les discours, l’état d’urgence et enfin on parle de l’hypocrisie d’une France qui copine avec l’Arabie Saoudite, qui de son côté fait prospérer ces malades avides de domination. Sans aucune intention d’arrêter bien qu’aujourd’hui tout le monde puisse faire les liens qui s’imposent pour comprendre en quoi c’est très grave. Tout le monde sait, et ça continue !?http://mobile.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/11/26/la-france-n-a-aucune-intention-de-revoir-ses-relations-avec-l-arabie-saoudite-et-le-qatar_4818445_3218.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter . Up : on apprend soudain que la Suède, elle, a eu les couilles de rompre rompu ses accords militaires avec les saoudiens. http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2015/03/11/la-suede-rompt-sa-cooperation-militaire-avec-l-arabie-saoudi-914912.html

Des lettres d’inconnus font le buzz sur FB, on les engloutit avant de passer à autre chose. On parle de pétrole, des enjeux, des liens de causes/conséquences. Et toujours l’Arabie Saoudite au centre du problème. Down. L’Arabie Saoudite ce daesh qui a réussi titre même cet article… http://www.tunisiefocus.com/politique/larabie-saoudite-un-daesh-qui-a-reussi-135193 on prend conscience. On a envie de vomir. Saturation.

On a le cœur qui se serre puis le cœur qui se réchauffe. L’élastique s’use. Et pourtant, on continue, happés par les médias, comme hypnotisés. Et on apprend des choses. (s’il ne fallait en retenir qu’un, en effet, je vous propose celui-ci http://www.les-crises.fr/france-inter-daesh-autopsie-dun-monstre/ On assiste à des mouvements de solidarité qui font du bien, car on ne sait plus bien non plus ou l’on en est. A titre personnel. Chacun face à ce néant. Ces tarés lobotomisés n’avaient, avant le terrorisme, pas trouvé ni su donner de sens à leur vie (quelle qu’en soit les raisons, tenter de comprendre est le début de l’explication qui mène à la compréhension, aux excuses et à l’indulgence, ne m’attendez pas sur ce terrain. Pas de pardon. Rien à foutre). Et avec ces attentats, ces faibles exprits semblent nous avoir privé du notre, de sens. C’est ce qui ressort de mes discussions avec mes proches. Dans quel état j’ère ?

15 jours. Toutes les petites ou grandes choses qui font notre vie se sont vues reclassées sur une échelle immense ou tout est relativisé. Plus rien n’est vraiment grave. On se sent vide. On ne trouve plus de sens à notre travail. Ecrire un article sur les rouges à lèvres a encore moins de sens qu’avant. Tout semble vain. Ces salauds nous ont un peu contaminés de leur noirceur. On va se reconstruire, hein, on finira par ne plus sursauter au moindre claquement de portes dans un resto… Mais en attendant, nos cœurs sont au ralenti. En mode geyser de glace. La colère gronde, souterrainement, l’espoir jailli par à-coups, la surface est paralysée.

Ups and downs. Hier mon cœur était sourd, je me sentais insensible. Aujourd’hui les larmes reviennent. Nolwenn Leroy sans doute…

Alors non, si je mets un drapeau à mon balcon ce n’est pas dans un bêlement national. C’est parce que j’ai besoin de me sentir faire part d’une société, de me rassurer en voyant que mes voisins aussi en ont mis un, que nous partageons un même sentiment. Par ce que j’ai envie d’y croire. Que tout ça finira un jour ou l’autre, que ces vermines décérébrées pourriront au soleil de leur désolation. Parce qu’on les aura fait plier par des alliances straégico-militairo-économico-jenesaisquoi, ou parce qu’ils se seront bouffés entre eux http://www.slate.fr/story/110585/al-qaida-daech-guerre-fratricide ou simplement parce que la transition énergétique et l’après pétrole affaiblira ces puissances du Moyen Orient ainsi que les sous merdes assoiffées de fric et de pouvoir qui tirent les ficelles de notre petit monde.

15 jours.

15 jours qui se clôturent avec encore un voile levé sur ce qu’est le courage. Aller en terrasse ce n’est pas de la résistance, pas plus que de mettre un drapeau. En revanche ceci en est. Deux vidéos inspirantes. ICI d’abord Mohammed Chirani répond à leurs menaces et remet tous les points sur tous les I, au nom des musulmans et leur déclare un jihad spirituel. I’m in ! http://www.bfmtv.com/societe/menace-par-daesh-il-declare-le-jihad-spirituel-et-citoyen-aux-terroristes-932389.html

Et sinon, l’histoire glaçante de ce fait divers qui n’en est pas vraiment un. Le contexte, ICI. Puis 14 minutes que je vous invite à prendre pour écouter un témoignage poignant qui nous apprend, dans la plus simple expression, ce que c’est que d’avoir des valeurs, ce que « résister à la tentation » veut vraiment dire et ce qu’est la résistance, la vraie. Tout y est.

 

 

15 jours. Et déjà, on ne parle plus que de la Cop21 et de l’incohérence des messages demandant de ne pas prendre sa voiture au profit des transports… qu’il faut cependant éviter de prendre. Retour à la normale quoi…. Bon week end.

 

Alors que le monde se teintait de bleu-blanc-rouge au lendemain d’un attentat meurtrier à Beirut passé largement inaperçu, on a reparlé du mort kilomètrique http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=219&Itemid=77 . Pourquoi une telle mobilisation pour les morts de Paris et pas pour les libanais et cette compassion à géométrie variable? Leurs vies valent-elles moins ? Bien sûr que non. Mais on sait qu’il est - si ce n’est normal- simplement humain de se sentir proportionnellement touché et concerné fonction de notre identification. C’est de toute manière une loi des médias, ce sont donc eux qui la génèrent. Et dieu sait (façon de parler hein, par ce que dieu aussi en ce moment c’est un sujet hein), dieu sait qu’en ce qui concerne le 13 novembre, l’identification est maximale. C’est nous qu’ils ont tué.

C’est nous qu’ils ont blessé.

Ceux qui y étaient, notre génération, des parisiens, des trentenaires. C’est nous. Tous ceux qui « auraient pu y être », qui auraient du y être, aussi, des amis…

15 jours. Ce n’est pas fini. Des blessés sont encore à l’hopital. Plus de 250. Rendons noius compte. 17 luttent encore pour rester en vie. Le bilan peut encore s’alourdir. 15 jours.

Hier avaient lieu les funérailles de quelqu’un que je connaissais, parti au Bataclan. Le père d’un ami, lui, s’en est sorti, laissant derrière lui celui qui l’accompagnait.

C’est ça qui a changé : cette fois, on connait tous quelqu’un ou quelqu’un qui connait quelqu’un qui y était.

Victime ou témoin. Les infos, la peine, la perte sont directes rendant les choses terriblement concrètes. Une claque.

Ont-« ils » voulu toucher notre liberté ? Mouai. « A qui la faute ? » Est la question du moment. Et quelle surprise de voir, encore, des voix pour demander aux musulmans de se « désolidariser ». On en est encore là ? Sérieux ? Quand un prêtre lyonnais qualifie les victimes du Bataclan et les terroristes de « frères siamois », demande-t-on aux cathos de se désolidariser ? Bon. http://www.20minutes.fr/lyon/1736139-20151123-attentats-paris-pretre-met-victimes-bataclan-terroristes-plan

Se désolidariser. Une injonction de plus me direz-vous parmi la longue liste des choses « à faire », en général hashtaguées (oui oui c’est un verbe, si je veux) du genre : #tousenterrasse ou #prayforparis.

Et comme en janvier tout le monde ne voulait pas être Charlie, tout le monde n’a pas envie d’aller en terrasse. Ces injonctions sont-elles nécessairement à rejeter sous prétexte qu’elles manquent de nuances ? Non. Pourquoi ne pas prendre les perches tendues pour se rassembler autour d’une cause, sans toujours en discuter le bien fondé. Partager #tousenterrasse ou #prayforparis, même si l’on n’a pas (encore) envie de s’exposer en terrasse ni de s’agenouiller avec un chapelet ou un Coran, n’empêche pas de réfléchir et de lires des articles qui parlent de politique internationale. La preuve ici : https://blogs.mediapart.fr/sarah-roubato/blog/201115/lettre-ma-generation-moi-je-nirai-pas-quen-terrasse on peut avoir un avis sur un hashtag et aussi vouloir montrer et faire savoir d’autres choses.

 

Aujourd’hui, c’est le drapeau français que l’on nous a enjoints à accrocher ostensiblement aux fenêtres. Alors ? Vous avez envie de le faire ? Moi oui. D’abord je suis bien contente que ce drapeau redore son blason bien qu’au détour d’une cause tragique, et ne soit plus le symbole du FN qui se l’était accaparé. C’est très bien si enfin on peut juste louer la France pour ce qu’elle a de bien sans se faire traiter de nationaliste. Parce que patriotisme et nationalisme sont deux choses bien distinctes, et tant mieux si certains en revoient les définitions aujourd’hui.

Certains, jusqu’aux parents de victimes, n’iront pas à l’hommage national pour montrer qu’ils en veulent à la République et pointer la responsabilité des politiques dans leur drame http://www.huffingtonpost.fr/eric-ouzounian/moi-pere-dune-victime-je-nirai-pas-aux-invalides_b_8653672.html . Est-ce que mettre un drapeau à mon balcon représente l’aveu que je ne pense pas ou ne sait pas que la France, le gouvernement, a en effet une (large) part de responsabilité dans ce qui s’est passé ? Que je ne suis pas hallucinée par tout ce qui est fait qui aurait du/pu être fait bien avant? Par les négligences passées, les dérapages et abus de l’état d’urgence auxquels nous assistons impuissants aujourd’hui et la merde future qui risque de s’abattre sur nous, encore. Non plus. Oui j’en veux à l’etat, mais je ne me suis jamais fait aucune illusion, je trouve la République opportuniste. Et ses élus, n’en parlons pas. Et oui je suis en colère des décisions qui ont été prises et ont vraisemblablement conduit directement ou indirectement à ce massacre dans lequel de jeunes parents laissent derrière eux de jeunes enfants.

Faut-il avoir peur ? En tout cas, il ne faut pas tenter de s’en empêcher. C’est très sain la peur. Et surtout, c’est ce qui nous différencie d’eux, ces sales daeshets que je ne veux pas nommer : exaltés (et défoncés) les terroristes ont la tête remplie de cailloux et, fossilisés de l’intérieur, ne ressentent plus rien. Mais la nature a horreur du vide. Alors avec leur tête creuse, ils sont devenus un réceptacle à connerie puis boulimiques de tout ce qui pouvait donner du sens à leur misérable existence. Des fanatiques agissant « Au nom d’une cause folle et d’un dieu trahi » comme disait Hollande il y a quelques heures. Avec les bons mots, pour une fois. J’ai apprécié. On sait bien que le défi d’aujourd’hui c’est de proposer aux jeunes une société qui leur donne une raison de vivre parce que ce sont les plus désespérés qui font des cibles faciles pour les terroristes, comme pour la scientologie. Avec des mécanismes de recrutement identiques, enfin identifiés.

J’ai comme toi qui me lis sans doute, la tête farcie d’articles. Depuis 15 jours, les infos, factuelles, puis les témoignages, puis les théories, des photos, des vidéos, du sang, des larmes. Des corps. Je n’ose imaginer la profondeur du traumatisme pour les rescapés.

Puis un chaud/froid entre les articles retraçant les effets de dominos pouvant expliquer le drame entrecoupés de parodies hilarantes de Jawad dont le parcours ne prête pourtant pas à rire (violences conjugales, violences en réunion, et pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner »). Le mec avait tout simplement tué un jeune homme, mineur, d’un coup de hachoir en réponse à une embrouille de portable. http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/11/24/31001-20151124ARTFIG00272-ce-que-revele-le-parcours-judiciaire-de-jawad-bendaoud.php Hahaha.

Gueule de bois, sidération, hallucination… Quelques bonnes nouvelles quand même comme la Gambie et le Nigeria qui interdisent ENFIN l’excision. On peut dire qu’on n’en peut plus ?

Down. Ensuite encore, les mesures gouvernementales, les discours, l’état d’urgence et enfin on parle de l’hypocrisie d’une France qui copine avec l’Arabie Saoudite, qui de son côté fait prospérer ces malades avides de domination. Sans aucune intention d’arrêter bien qu’aujourd’hui tout le monde puisse faire les liens qui s’imposent pour comprendre en quoi c’est très grave. Tout le monde sait, et ça continue !?http://mobile.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/11/26/la-france-n-a-aucune-intention-de-revoir-ses-relations-avec-l-arabie-saoudite-et-le-qatar_4818445_3218.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter . Up : on apprend soudain que la Suède, elle, a eu les couilles de rompre rompu ses accords militaires avec les saoudiens. http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2015/03/11/la-suede-rompt-sa-cooperation-militaire-avec-l-arabie-saoudi-914912.html

Des lettres d’inconnus font le buzz sur FB, on les engloutit avant de passer à autre chose. On parle de pétrole, des enjeux, des liens de causes/conséquences. Et toujours l’Arabie Saoudite au centre du problème. Down. L’Arabie Saoudite ce daesh qui a réussi titre même cet article… http://www.tunisiefocus.com/politique/larabie-saoudite-un-daesh-qui-a-reussi-135193 on prend conscience. On a envie de vomir. Saturation.

On a le cœur qui se serre puis le cœur qui se réchauffe. L’élastique s’use. Et pourtant, on continue, happés par les médias, comme hypnotisés. Et on apprend des choses. (s’il ne fallait en retenir qu’un, en effet, je vous propose celui-ci http://www.les-crises.fr/france-inter-daesh-autopsie-dun-monstre/ On assiste à des mouvements de solidarité qui font du bien, car on ne sait plus bien non plus ou l’on en est. A titre personnel. Chacun face à ce néant. Ces tarés lobotomisés n’avaient, avant le terrorisme, pas trouvé ni su donner de sens à leur vie (quelle qu’en soit les raisons, tenter de comprendre est le début de l’explication qui mène à la compréhension, aux excuses et à l’indulgence, ne m’attendez pas sur ce terrain. Pas de pardon. Rien à foutre). Et avec ces attentats, ces faibles exprits semblent nous avoir privé du notre, de sens. C’est ce qui ressort de mes discussions avec mes proches. Dans quel état j’ère ?

15 jours. Toutes les petites ou grandes choses qui font notre vie se sont vues reclassées sur une échelle immense ou tout est relativisé. Plus rien n’est vraiment grave. On se sent vide. On ne trouve plus de sens à notre travail. Ecrire un article sur les rouges à lèvres a encore moins de sens qu’avant. Tout semble vain. Ces salauds nous ont un peu contaminés de leur noirceur. On va se reconstruire, hein, on finira par ne plus sursauter au moindre claquement de portes dans un resto… Mais en attendant, nos cœurs sont au ralenti. En mode geyser de glace. La colère gronde, souterrainement, l’espoir jailli par à-coups, la surface est paralysée.

Ups and downs. Hier mon cœur était sourd, je me sentais insensible. Aujourd’hui les larmes reviennent. Nolwenn Leroy sans doute…

Alors non, si je mets un drapeau à mon balcon ce n’est pas dans un bêlement national. C’est parce que j’ai besoin de me sentir faire part d’une société, de me rassurer en voyant que mes voisins aussi en ont mis un, que nous partageons un même sentiment. Par ce que j’ai envie d’y croire. Que tout ça finira un jour ou l’autre, que ces vermines décérébrées pourriront au soleil de leur désolation. Parce qu’on les aura fait plier par des alliances straégico-militairo-économico-jenesaisquoi, ou parce qu’ils se seront bouffés entre eux http://www.slate.fr/story/110585/al-qaida-daech-guerre-fratricide ou simplement parce que la transition énergétique et l’après pétrole affaiblira ces puissances du Moyen Orient ainsi que les sous merdes assoiffées de fric et de pouvoir qui tirent les ficelles de notre petit monde.

15 jours.

15 jours qui se clôturent avec encore un voile levé sur ce qu’est le courage. Aller en terrasse ce n’est pas de la résistance, pas plus que de mettre un drapeau. En revanche ceci en est. Deux vidéos inspirantes. ICI d’abord Mohammed Chirani répond à leurs menaces et remet tous les points sur tous les I, au nom des musulmans et leur déclare un jihad spirituel. I’m in ! http://www.bfmtv.com/societe/menace-par-daesh-il-declare-le-jihad-spirituel-et-citoyen-aux-terroristes-932389.html

Et sinon, l’histoire glaçante de ce fait divers qui n’en est pas vraiment un. Le contexte, ICI. Puis 14 minutes que je vous invite à prendre pour écouter un témoignage poignant qui nous apprend, dans la plus simple expression, ce que c’est que d’avoir des valeurs, ce que « résister à la tentation » veut vraiment dire et ce qu’est la résistance, la vraie. Tout y est.

 

 

15 jours. Et déjà, on ne parle plus que de la Cop21 et de l’incohérence des messages demandant de ne pas prendre sa voiture au profit des transports… qu’il faut cependant éviter de prendre. Retour à la normale quoi…. Bon week end.

 
15 jours. Tout, rien, nous, Paris, le deuil, la colère. Demain.

Aujourd’hui, c’est le drapeau français que l’on nous a enjoints à accrocher ostensiblement aux fenêtres. Alors ? Vous avez envie de le faire ? Moi oui. D’abord je suis bien contente que ce drapeau redore son blason bien qu’au détour d’une cause tragique, et ne soit plus le symbole du FN qui se l’était accaparé. C’est très bien si enfin on peut juste louer la France pour ce qu’elle a de bien sans se faire traiter de nationaliste. Parce que patriotisme et nationalisme sont deux choses bien distinctes, et tant mieux si certains en revoient les définitions aujourd’hui.

Certains, jusqu’aux parents de victimes, n’iront pas à l’hommage national pour montrer qu’ils en veulent à la République et pointer la responsabilité des politiques dans leur drame. Est-ce que mettre un drapeau à mon balcon représente l’aveu que je ne pense pas ou ne sait pas que la France, le gouvernement, a en effet une (large) part de responsabilité dans ce qui s’est passé ? Que je ne suis pas hallucinée par tout ce qui est fait qui aurait du/pu être fait bien avant? Par les négligences passées, les dérapages et abus de l’état d’urgence auxquels nous assistons impuissants aujourd’hui (très nombreux et violents, lire ici aussi à me faire rejoindre l'extrême gauche tellement ca me retourne) et la merde future qui risque de s’abattre sur nous, encore. Non plus. Comme si mettre un drapeau était se rendre complice. Oui j’en veux à l’etat, mais je ne me suis jamais fait aucune illusion, je trouve la République opportuniste. Et ses élus, n’en parlons pas. Et oui je suis en colère des décisions qui ont été prises et ont vraisemblablement conduit directement ou indirectement à ce massacre dans lequel de jeunes parents laissent derrière eux de jeunes enfants. Et qui peut se reproduire.

Faut-il avoir peur ? En tout cas, il ne faut pas tenter de s’en empêcher. C’est très sain la peur. Et surtout, c’est ce qui nous différencie d’eux, ces sales daeshets que je ne veux pas nommer : exaltés (et défoncés) les terroristes ont la tête remplie de cailloux et, fossilisés de l’intérieur, ne ressentent plus rien. Mais la nature a horreur du vide. Alors avec leur tête creuse, ils sont devenus un réceptacle à connerie puis boulimiques de tout ce qui pouvait donner du sens à leur misérable existence. Des fanatiques agissant « Au nom d’une cause folle et d’un dieu trahi » comme disait Hollande il y a quelques heures. Avec les bons mots, pour une fois. J’ai apprécié. On sait bien que le défi d’aujourd’hui c’est de proposer aux jeunes une société qui leur donne une raison de vivre parce que ce sont les plus désespérés qui font des cibles faciles pour les terroristes, comme pour la scientologie. Avec des mécanismes de recrutement identiques, enfin identifiés.

J’ai comme toi qui me lis sans doute, la tête farcie d’articles. Depuis 15 jours, les infos, factuelles, puis les témoignages, puis les théories, des photos, des vidéos, du sang, des larmes. Des corps. Je n’ose imaginer la profondeur du traumatisme pour les rescapés.

Puis un chaud/froid entre les articles retraçant les effets de dominos pouvant expliquer le drame entrecoupés de parodies hilarantes de Jawad dont le parcours ne prête pourtant pas à rire (violences conjugales, violences en réunion, et pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner »). Le mec avait tout simplement tué un jeune homme, mineur, d’un coup de hachoir en réponse à une embrouille de portable. Hahaha.

15 jours. Tout, rien, nous, Paris, le deuil, la colère. Demain.

Gueule de bois, sidération, hallucination… On peut dire qu’on n’en peut plus ? Quelques bonnes nouvelles quand même comme la Gambie et le Nigeria qui interdisent ENFIN l’excision. 

Up. Ensuite encore, les mesures gouvernementales, les discours, l’état d’urgence et enfin on parle de l’hypocrisie d’une France qui copine avec l’Arabie Saoudite, qui de son côté fait prospérer ces malades avides de domination. Sans aucune intention d’arrêter, d'ailleurs, bien qu’aujourd’hui tout le monde puisse faire les liens qui s’imposent pour comprendre en quoi c’est très grave. Tout le monde sait, et ça continue !? Down. On apprend soudain que la Suède, elle, eu les couilles de rompre rompu ses accords militaires avec les saoudiens depuis avril. 

Des lettres d’inconnus font le buzz sur FB, on les engloutit avant de passer à autre chose. On parle de pétrole, des enjeux, des liens de causes/conséquences. Et toujours l’Arabie Saoudite au centre du problème. Down. "L’Arabie Saoudite ce daesh qui a réussi" titre même cet article… On prend conscience. On a envie de vomir. Saturation.

On a le cœur qui se serre puis le cœur qui se réchauffe. L’élastique s’use. Et pourtant, on continue, happés par les médias, comme hypnotisés. Et on apprend des choses grâce à des artcles plus fouillés que d'habitude. (s’il ne fallait en retenir qu’un, en effet, je vous propose celui-ci . On assiste à des mouvements de solidarité qui font du bien, car on ne sait plus bien non plus ou l’on en est. A titre personnel. Chacun face à ce néant. Ces tarés lobotomisés n’avaient, avant le terrorisme, pas trouvé ni su donner de sens à leur vie (quelle qu’en soit les raisons, tenter de comprendre est le début de l’explication qui mène à la compréhension, aux excuses et à l’indulgence, ne m’attendez pas sur ce terrain. Pas de pardon. Rien à foutre). Et avec ces attentats, ces faibles exprits semblent nous avoir privé du notre, de sens. C’est ce qui ressort de mes discussions avec mes proches. Dans quel état j’ère ?

15 jours. Toutes les petites ou grandes choses qui font notre vie se sont vues reclassées sur une échelle immense ou tout est relativisé. Plus rien n’est vraiment grave. On se sent vide. On ne trouve plus de sens à notre travail. Ecrire un article sur les rouges à lèvres a encore moins de sens qu’avant. Tout semble vain. Ces salauds nous ont un peu contaminés de leur noirceur. A se demander ce qui vaut la peine. On va se reconstruire, hein, on finira par ne plus sursauter au moindre claquement de portes dans un resto… Mais en attendant, nos cœurs sont au ralenti. En mode geyser de glace. La colère gronde, souterrainement, l’espoir jailli par à-coups, la surface est paralysée.

Ups and downs. Hier mon cœur était sourd, je me sentais insensible. Aujourd’hui les larmes reviennent. Nolwenn Leroy sans doute… Ou alors la pensée que nous faisons aussi des morts innocents...

15 jours. Tout, rien, nous, Paris, le deuil, la colère. Demain.

Alors non, si je mets un drapeau à mon balcon ce n’est pas dans un bêlement national. C’est parce que j’ai besoin de me sentir faire part d’une société, de me rassurer en voyant que mes voisins aussi en ont mis un, que nous partageons un même sentiment. Par ce que j’ai envie d’y croire. J'ai besoin d'y croire.Que tout ça finira un jour ou l’autre, que ces vermines décérébrées pourriront au soleil de leur désolation. Parce qu’on les aura fait plier par des alliances straégico-militairo-économico-jenesaisquoi, ou parce qu’ils se seront bouffés entre eux ou simplement parce que la transition énergétique et l’après pétrole affaiblira ces puissances du Moyen Orient ainsi que les sous merdes assoiffées de fric et de pouvoir qui tirent les ficelles de notre petit monde.

15 jours.

15 jours qui se clôturent avec encore un voile levé sur ce qu’est le courage. Aller en terrasse ce n’est pas de la résistance, pas plus que de mettre un drapeau. En revanche ceci en est. Deux vidéos inspirantes. ICI d’abord Mohammed Chirani répond à leurs menaces et remet tous les points sur tous les I, au nom des musulmans, et déclare aux daechiens un jihad spirituel. I’m in ! 

Et sinon, l’histoire glaçante de ce fait divers qui n’en est pas vraiment un. Le contexte, ICI. Puis 14 minutes que je vous invite vraiment à prendre, pour écouter un témoignage poignant qui m'a soufflée. Et que j'aimerais que tout le monde partage, car il nous apprend, dans la plus simple expression, ce qui se passe en Tunisie, ce que c’est que d’avoir des valeurs, ce que « résister à la tentation » veut vraiment dire et ce qu’est la résistance, la vraie. Tout y est.

 

 

15 jours. Et déjà, on ne parle plus que de la Cop21 et de l’incohérence des messages demandant de ne pas prendre sa voiture au profit des transports… qu’il faut cependant éviter de prendre. Retour à la normale quoi…. Bon week end.

 

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corine 04/04/2017 00:15

Je me nomme corine âgée de 32 ans j'habite dans le 59139 wattignies .
J'étais en relation avec mon homme il y a de cela 4 ans et tout allait bien entre nous deux puis à cause d'une autre femme il s'est séparé de moi depuis plus de 5 mois . J'avais pris par tout les moyens pour essayer de le récupéré mais hélas ! je n'ai fais que gaspiller mes sous.Mais par la grâce de dieu l'une de mes amies avait eut ce genre de problème et dont elle a eut satisfaction par le biais d'un ... nommé ishaou au premier abord lorsqu'elle m'avait parlé de ce puissant je croyais que c’était encore rien que des gaspillages et pour cela j'avais des doutes et ne savais m'engager ou pas.

Mais au fur des jours vu ma situation elle insiste a ce que j'aille faire au moins la connaissance de ce puissant en question et c'est comme cela que je suis heureuse aujourd'hui en vous parlant.c'est à dire mon homme en question était revenu en une durée de 7jours tout en s'excusant et jusqu'à aujourd'hui et me suggéré a ce qu'on se marie le plus tot possible.je ne me plein même pas et nous nous aimons plus d'avantage. La bonne nouvelle est que actuellement je suis même enceinte de 2 mois. Sincèrement je n'arrive pas a y Croire a mes yeux qu'il existe encore des personnes aussi terrible , sérieux et honnête dans ce monde, et il me la ramené, c'est un miracle. Je ne sais pas de quelle magie il est doté mais tout s'est fait en moins d'une semaines. Vous pouvez le contacter sur:

son adresse émail : maitreishaou@hotmail.com ou appelé le directement sur whatsapp numéro téléphone 00229 97 03 76 69

son site internet: www.grand-maitre-ishaou-13.webself.net

gloria 27/07/2016 02:02

Témoignage en guise de Réconnaissance pour le maitre ishaou
J'ai récupéré mon mari et trouvé un bon travail
Je ne sais meme pas comment le remercier . Je suis glori , Pour mon histoire j'étais en relation avec Sébastien depuis 2008 et l'an dernier il décide de rompre avec moi et le mois suivant j'ai perdu mon emploi . Donc je me retrouve face à mon destin quoi faire . ROMPRE AVEC L'HOMME DE MA VIE ET PERDRE MON BOULOT , j'étais déprimée . Vu tout ce qui se passe sur le net je me mefiais pour pouvoir trouver à qui me confier et surmonter cette dépression . Un jour j'ai écouté le silence qui était en moi et j'ai contacté le maitr ishaou. Grace à lui mon mari m'est revenu et j'ai trouvé un autre travail plus bon que celui que j'ai perdu . Vous qui etes dans le besoin du retour de votre ex ou chercher un emploi ou attirer le bonheur n'hésitez pas à l'écrire : maitreishaou@hotmail.com ou sur whatsapp 00229 97 03 76 69 Dites lui que vous lui écrivez de la part de Mm gloria

mariette 16/07/2016 17:58

Bonsoir

je m’appelle Mariette un jour au retour du bureau mon mari a commencé par ramassé ses effets je lui ai demandé la cause il m'a dit qu'il a fini avec moi , je ne sait plus comment vivre avec nos deux enfants .J'ai une amie qui m' a parlé d'un marabout qui fait du miracle et j'ai appelé le marabout pour me le fais revenir je vous jure mon mari est revenu a la maison avec des pardons après avoir passé semaines au dehors et les problèmes de ma santé sont terminées,j'ai aussi des soucis dans mon service et tout a été regret par ce marabout très très puissant et je vis normalement comme je veux si vous avez un problème je vous prit de le contactez sur ce mail maraboutkabirou@outlook.fr il est très très bon

Merci

mariette 16/07/2016 17:58

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mariette 16/07/2016 17:58

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