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Moi, pigiste au mois d’aout ou l’impossible travail

14 Août 2015 , Rédigé par La journaliste

Moi, pigiste au mois d’aout ou l’impossible travail

Ah le mois d’août à Paris… Personnellement, j’adore ça ! La ville est déserte, et même si tu n’es pas vraiment en vacances, tu l’es un peu car ton quotidien est comme plus lent, plus doux, aéré… ET LA, alors que tu te mets naïvement sur ton dossier de rentrée en sifflotant, parce que - pour une fois - tu as du temps, et que tu t’es avancée, même, eh bien soudain une vague de malaise t’envahit qui te rappelle la mi-aout d’il y a 4 ans. Sensation de déjà vécu…

Il n’y a personne.

Personne qui répond au téléphone, personne qui répond à tes mails, et un nombre de messages d’absence qui reviennent sur ta boîte façon boomerang à peine ta demande de visuels partie…

Il n’y a bien qu’en France qu’on trouve ça normal que la vie s’arrête pendant « les grandes vacances » comme si tout le monde était encore à l'école avec 2 mois d’inactivité l'été…

Les portages ont (enfin) cessé il y a quelques jours, à croire qu’ils continuent de plus en plus tard chaque année, et ça fait même deux jours que la boite au lettre est vide. À l’habituelle dizaine de DP a fait place un vide total ! Pas un courrier, pas de communiqué annonçant l’arrivée fracassante d’un nouveau shampoing sur le sol français, même pas une facture, c’est dire !

Mais si être seule au monde peut être bien agréable, force est de constater que côté boulot les agences et services presses sont rarement vraiment au point. Et cette semaine si spéciale s’est révélée instructive quant à la qualité de la gestion des congés. Je trouve que pour un service de presse il est important, voire primordial, voire impératif de mettre en place une permanence minimum. Pourquoi ? Et bien si vous êtes sur la plage, vous avez sans doute dans votre cabas entre deux crèmes solaires pleines de sable, un ou deux magazines. Et oui : la presse ne s’arrête pas, elle, donc forcément, il faut continuer à produire des articles pour les numéros suivants. Et si rédiger une chronique sociologique ou politique peut se faire seule avec son inspiration, en termes de beauté on a besoin des attachés de presse : besoin d’infos, d’un interlocuteur pour répondre à des questions existentielles type « Comment se démêler les cheveux sans les casser ? » et dans mon cas, surtout de visuels.

Et c’est là que les RP peuvent être à l’ouest ou au top : les deadlines étant toujours des deadlines, même en plein mois d’août, si personne ne te répond, tu vas immanquablement devoir choisir un autre produit pour ton article… et c’est autant de parutions manquées pour la marque en question. Raison pour laquelle mon incompréhension est totale face à certains services où l'on n’a ni son ni image.

Moi, pigiste au mois d’aout ou l’impossible travail

 

Bien sûr, certains ont tout prévu, te répondent eux-même depuis la plage, donnent les directives pour qu’on t’envoie ce dont tu as besoin ou te renvoient vers leur banque de données en ligne avec DP et visuels. Certaines réponses arrivent dans l’heure de la part de quelqu’un que tu ne connais pas mais qui fait parfaitement le job, ou encore tu tombes au téléphone sur quelqu’un qui ne sait pas mais va remonter à la source pour gérer et tout va rouler. 

MAIS…

Parfois, les services de presse ferment, tout simplement. En général, ils le disent, et suffisamment à l’avance pour que l’on puisse s’organiser. Moi perso, à part si la personne est seule à gérer le service presse, je ne vois pas pourquoi ils ferment : il est toujours possible de faire un roulement non ? C’est peut être une stratégie de « sacrifier » les parutions d’août pour être là et ne rien louper le reste de l’année, mais les sujets faits en août sont importants puisqu’il s’agit -pour les hebdos par exemple- des numéros qui sortiront en septembre, et souvent pour les mensuels, carrément des numéros de décembre, mois hautement stratégiques. Bref, ca m’échappe de laisser un bureau fermé, mais encore plus quand les équipes sont nombreuses : ne me dites pas que tout le monde DOIT (et a envie) de partir PILE du 10 au 20 août ! Bref, il faut un service minimum.

Mais attention, qui dit permanence ne dit pas efficacité pour autant.

Un exemple : hier, après être tombée sur les 3 répondeurs des 3 numéros indiqués sur le DP (2 fixes et un portable), j’ai pris la folle initiative d’appeler le standard de l’agence ( pour détail une agence de TRES grande taille, genre plus de 20 personnes).

Et là, il y a bien une permanence mais… sans doute une stagiaire qui assure juste le standard, car elle te dit qu’elle « n’a accès à aucun des ordinateurs. » Mon dieu mais alors à quoi cela sert-il, hein ? (oui, je suis un peu remontée ;-))

Ah, et sinon il y a la valse des mails d’absence. Parfois, tu reçois un jovial « Je suis en congés et je vous retrouverai avec plaisir et le sourire le xxx septembre. Bonnes vacances à tous! » qui donne envie de tuer cette personne qui n’indique pas à qui s’adresser en son absence ET de te suicider (tu n'es PAS en vacances) … mais il y a mieux. Des choses extraordinaires. Dans la catégorie « Je fais n’imp’ avec les messages d’absence » le gagnant est… (anecdote véridique, et non, je ne nommerai pas l’agence) :

Une demande envoyée à un contact me répond « En mon absence, merci d’envoyer vos demandes à xxxx@xxxx. » Ok, classique.

Je forwarde donc mon mail auquel une nouvelle réponse automatique me parvient demandant d’envoyer ma demande à une autre personne.

Ce que je fais… avant de recevoir un nouveau message d’absence me proposant 2 adresses, l’une d’un contact et l’autre une adresse généraliste de l’agence genre « food@xxx.com ».

Et là, de recevoir 2 messages me renvoyant à … la première adresse, mon contact initial !

C’est du bon ça hein ?

Moi, pigiste au mois d’aout ou l’impossible travail

Après, il y a aussi la version inverse où quelqu’un gère les mails du contact habituel, et voilà comment tu te retrouves à penser communiquer avec la copine RP que tu connais bien et à qui tu racontes ta life, sauf qu’en fait depuis le début c’est sa stagiaire qui te parle… (oui il y avait écrit en tout petit sous la signature officielle « Julia pour Caroline »)

(par mesure de confidentialité les prénoms ont été changés #lol)

Enfin, ma préférée : demande de visuel toujours, au téléphone une voix timide (vraisemblablement aucun stagiaire ne part en vacances cet été) me dit avec embarras « Je ne sais pas où sont rangés les visuels ». Là la meuf elle a les ordis, mais on ne lui a rien dit. Merveilleux.

OK. Sauf que je ne veux pas laisser tomber cette info. Il me FAUT un visuel… Il s’agit de l’affiche d’un évènement, well, voyons si je le trouve sur le site de la marque en HD ou peut être qu’un article en aura parlé avec une foutue photo (je ne serais pas la première à me fournir sur internet hahaha). Pas le choix, je tape ma requête sur Google image et là : le visuel officiel, en HD, est à dispo sur le site.

Une démarche que la dites stagiaire présumée n’aura pas eu l’idée de tenter…

Tout ça en une semaine, record battu !

En conclusion, les gens des RP, n’hésitez pas à publier vos visuels en HD sur n’importe quel blog ou site dédié – intranet ou banque d’images pour les mieux financés- et par pitié, informez ceux qui sont de permanence ou, mieux, faites des roulements en transférant vos mails à vos collègues qui sont VRAIMENT là.

Ils vous le rendront, pour sûr, quand ils partiront à leur tour au soleil au mois de février…

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Agence Presse Rédactifs 30/08/2015 17:48

C'est tellement vrai...