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Voyage de presse : le pire peut arriver, la preuve

10 Décembre 2013 , Rédigé par La journaliste

"Tu vas tester un SPA?" "Tu pars en WE à la découverte de la Truffe?" Oh, vous les journalistes, vous avez trop de chance !!!" Les voyages de presse font rêver pas mal de gens, c’est vrai. Et à raison. Etre journaliste tourisme par exemple et se faire emmener entre 5 et 10 jours à l’autre bout du monde tous frais payés, tout organisé, quasi tous les mois, c’est un vrai "avantage en nature". Et c'est également et surtout indispensable au boulot de journaliste et d’enquête. Mais comme j’en ai déjà parlé, il y a aussi les voyages de presse que j'appelle de "complaisance" : on vous emmène quelque part pour pouvoir disposer de tout votre « temps de pensée disponible » afin de vous familiariser à la marque. Je dis de complaisance car, soyons honnête, quand on est journaliste beauté, on n'a pas besoin d'être à Ibiza pour découvrir une ligne de shampoings! C'est donc dans ce cas un sacré avantage, 100% plaisir (même si l'omerta sur le sujet empêche les journalistes de le reconnaitre), de ceux qui font partie de la tradition des relations entre marques et journalistes. Un temps privilégié des deux côtés, donc, pour nouer des liens menant un jour ou l'autre à une collaboration, à une parution… La plupart du temps c'est donc une grande chance.

Mais… il y a un mais, voire plusieurs, que peu de gens connaissent ou veulent bien reconnaître.

On part de chez soi, on laisse ses enfants, à des dates parfois pas évidentes rapport à notre vie perso, avec non pas des copines mais des collègues, et surtout, quand c’est mal organisé, cela peut virer à une sensation de prise d’otage ou l'on voudrait bien être partout sauf là, avec n'importe qui sauf avec ces gens là, à faire n'importe quoi sauf ces activités imposées là…

Voyage de presse : le pire peut arriver, la preuve

Voici la tragique histoire du pire voyage de presse de tous les temps.

[Edit: "pire" non pas pour nous journalistes malgré l'ambiance exécrable et le peu d'infos à en retirer, mais le pire en terme de stratégie, en terme de retour sur investissement pour l'organisateur et en terme de réputation pour le service presse. Je précise cela pour ceux qui ne savent pas que ce blog a une visée pédagogique et est dédié à des petites analyses du monde de la presse beauté-bien-être, et non à une critique aveugle ]

Ne cherchez pas, comme toujours je ne vous dirais pas de quelle entreprise il s'agit car ce qui compte c'est de pouvoir apprendre quelque chose, que les attachées de presse qui me liront puissent en tirer des idées et éviter de refaire les erreurs des autres…

The story! Une entreprise qui vend des voyages bien être et regroupe l’offre de différents acteurs du tourisme "bien-être" sur son site, nous invite, moi et une 20aine de journalistes à tester un destination: Malte, pendant 5 jours. Jusque-là, c’est même plutôt réjouissant.

A l’arrivée à Roissy ou chacun se rend par ses propres moyens, on peut voir l’attachée de presse affairée à coller sur des petites boites en plastique des autocollants au nom de l’entreprise qui invite. Elle me remet alors ce qui est un kit d’encens, désormais estampillé du nom de la boîte. Et aussi un dossier de presse. Entre valise et sacs, les bras un poil chargés, je m’étonne qu’elle nous donne tout ça ici et maintenant (on se serait plutôt attendu à trouver les petits kits dans nos chambres ou a les recevoir sur place), mais elle me répond un lacunaire « Ben je vais pas me les trimballer tout du long jusqu’ à ce qu’on arrive. C’est hyper lourd. ». Certes. (vous diriez ça, vous?

Premier lever de sourcil. En effet, normalement, le job principal de l'attachée de presse est de faire en sorte que tout glisse et soit agréable pour les journalistes (c'est pour ça que je dis toujours qu'on a de la chance et que c'est un travail souvent ingrat pour elles), et qu’aucun souci logistique ou organisationnel ne se fasse sentir. Et là non seulement elle souligne cette faiblesse d'organisation (elle aurait pu enregistrer sa valise avec tout dedans), mais elle dit qu'en gros ça la fait chier et s’en plaint. L'impression aurait été toute autre si au lieu de se "débarrasser" ostensiblement des ces objets en nous les balançant, elle nous avait dit " Tenez, un petit cadeau de bienvenue ».

Rien de grave au demeurant mais l'attitude est quand même bizarre.

Deuxième lever de sourcil dans l'avion qui est un Easy Jet, le pire low coast du monde. N'allez pas croire que l'on fasse nos divas, le problème n'est pas d'être en low cost, le problème c'est que ces enfoirés d'Easy Jet (je les déteste cordialement), ne distribuent pas d'eau du tout: on est toutes super assoiffées. Souvent, l’attachée de presse rodée à l’exercice, sortirait 20 euros de sa poche et prendrait des bouteilles d’eau pour tout le monde, histoire de rendre le voyage plus soft. Là non, et on est toute à chercher de la monnaie, à se pour se payer des bouteilles de 25ml au prix du caviar.

Le problème n'est bien sûr ni une question de sous, ni d'acheter soi même une bouteille (on n'est pas des assistées), mais d'attitude. Car encore une fois, quand on est invité à un voyage de presse, on ne sait pas à quoi s'attendre, ni prévoir ces détails, tandis que l'attachée de presse, elle, si (puisque c'est elle qui a géré). On ne savait donc pas qu'on allait avoir besoin de monnaie tout simplement puisqu'on ne savait pas qu'on allait voler avec Easy Jet.

Bref, encore une fois, pas grave, je me dis que je fais sans doute ma connasse.

On apprendra par la suite que c’était le premier voyage de presse de l’attachée de presse dont certaines journalistes ne découvriront qui elle était qu’au bout de 3 jours (!!!) pensant que c'était une journaliste tant elle s’est mêlée à nous sans rien faire de spécial et surtout sans s'être présentée!!!!

Elle devait à priori être seule, mais tannée par son client, la boss de l’agence -bien que malade-, était venue aussi. Mais très vite de déclarer : "Je ne suis pas censé être là, donc faites comme si je n’étais pas là, je suis invisible." Un postulat plus qu'étrange de la part d'une directrice d'agence de presse, qui n'était donc elle non plus vraisemblablement pas là pour répondre à nos questions pour monter nos sujets.

Ce qui réduisait l’encadrement et l’organisation au nombre de 1+1= 0.

Voyage de presse : le pire peut arriver, la preuve

Heureusement, une fois sur place, des gens dépêchés pour les visites etc, ont pris le relais… MAIS elles auraient quand même pu nous parler de leur client. A la base, le but d'un voyage de presse est quand même de découvrir l'offre d'une entreprise pour en parler ensuite. Or ils avaient choisi de ne pas faire de conférence pendant le voyage pour que l'on "profite à fond", et on s’est toutes retrouvées à essayer d’avoir des infos pour savoir comment on allait bien pouvoir parler de cette boîte et de ses services car…

En arrivant à l’hôtel, on s’aperçoit qu’il est presque vide : c’est la toute toute fin de la saison, certaines parties sont donc fermées, dont: les activités, les boutiques et une partie des services du spa pour lequel nous sommes là. Comment alors tester, découvrir, rencontrer des gens à interviewer ou encore prendre des photos alors que le lieu est fantomatique. ballot pour présenter un lieu sous son meilleur jour...

A partir de là, tout va être comme ça.

Les excursions organisées sont tellement peu encadrées que personne ne sait à quelle heure est le rdv. Le soir la boss de l’agence, bien décidée à en profiter, elle, proposait à certaines journalistes un apéro dans sa chambre… mais à certaines journalistes seulement. (#paspro )Ca ne se fait pas n'est-ce pas? Les autres l'apprendront le lendemain avec un sentiment d'exclusion créant des remous dans le groupe…

Pourtant, photos à l’appui, il y a eu de bons moments. Mais l’ensemble était tellement axé sur le côté "Profitez, on ne veut pas vous embêter avec des infos, tout est dans le dossier de presse" et "Faites comme si on n'était pas là" alors que tout le monde cherchait de l'info, que nous n’avions rien à nous mettre sous la dent côté enquête, et que certaines avaient déjà vendus le sujet de cet hôtel spécifiquement à leurs rédactions et commençaient à sentir qu'il n'y allait rien avoir à écrire!

Quant à "profiter", c'était dur vu que tout était désert, qu'il ne faisait pas ni très beau ni très chaud puisque c'était la fin de la saison (nous n'avons pas vue la plage par exemple) et qu'on ne pouvait profiter d'aucune activité. Pire, nous nous retrouvions en mode "bande de copines" sauf que justement, nous ne sommes pas copines mais collègues, qu'on ne s'est pas choisies et que cette ambiance à crée des sous groupes et des oppositions ! A un moment, on a attendu pendant près d’une heure dans le bus, deux journalistes qui avaient "pris leur temps" faute d'instructions précises, se faisant vertement engueuler par la fameuse boss (tiens, finalement pas si transparente), devenant alors les boucs émissaires du séjour! C'était terrible…on se serait crues au collège, personne ne savait où se mettre ni quelle attitude adopter, ni s'il fallait encore insister pour avoir des réponses ("Tout est dans le dossier de presse" nous répétait-on: mais alors que faisions nous là???)

Le SPA était aussi désolé et déserté que le reste de l'hôtel et je me souviens de ces immenses couloirs et salles un peu glauques malgré des soins sympas… Ca a quand même eu le mérite de créer des affinités avec certaines journalistes effarées avec qui on a passé les 3 jours suivants à se regarder en coin, entre fou rire et hallucination.

Le second soir, il y a eu cette discussion animée avec la (fameuse) boss de l’agence avec qui on parlait de voyage de presse. En faisant remarquer que la plupart du temps le taxi est pré-payé (notamment pour être sûr que les journalistes se pointent bien à l’heure si on vient les chercher) elle répliqua « Attend, t’as vu ce que ça lui coûte déjà au client ? Il est déjà bien gentil de vous inviter… » Heu??? Sympa la culpabilisation! Là, regards consternés, gênés…certaines s’accrochent à leur chaise pour ne pas en tomber…

A ce stade, je peux vous dire que personne n'avait plus envie d'être là!

[Edit: C'est le fameux moment où tu te fous que tout soit payé, ou tu réalises bien la différence entre voyage plaisir et voyage boulot et où tu préférerais mille fois payer ton billet et être dans un endroit sympa avec des gens choisis que là... même gratos! C'est pas parce que c'est gratuit que c'est bien, et ça tu le découvres avec l'expérience de ces moments là ] Certaine se sentaient carrément "prisonnières" et le vivant vraiment mal côté ambiance…

Voyage de presse : le pire peut arriver, la preuve

Bouquet final au retour: alors qu’une journaliste découvre un problème avec sa fille restée à paris et est sur-angoissée car elle aimerait rentrer au plus vite, on s’aperçoit avec horreur dans l’avion du retour que nous arrivons à … Orly alors que nous sommes parties de Roissy! En effet, c'était le tout tout dernier retour de la saison: après cette date, l’ile n’est pus desservie pendant 5 mois! L'exaspération est à son comble! Certaines ayant laissé leurs voitures à Roissy sont alors sur-saoulées, dont (pas de bol) celle qui doit foncer chez elle à cause de sa fille…

Et là, le client, fondateur du concept, celui qui nous "invite" et aurait pu répondre à nos questions mais qu'on n'a pas vu du séjour, et qui rigole -ce qu'elle prend très mal la situation étant sérieuse- dit « Il vous suffit de prendre le RER machin et de changer à …" au lieu de la coller dans un taxi, éventuellement en le payant pour s'excuser de cette bourde. Révolte sourde dans le groupe: dans un élan de solidarité, chacune sort quelques euros et les lui tend … sans jamais que l'attachée de presse ou le client ne réagisse.

C'est à ce moment que s’est propagé un murmure qui disait "Tu vas faire un papier toi ?" "Non, certainement pas, et toi ?" "Non, non plus, impossible" "Et toi ?" "Ah non, moi j’écris rien" "De toute façon je n'ai eu aucune info, je ne peux rien écrire » etc…

[Edit: Une journaliste ayant participé à ce voyage m'a rappelé aujourd'hui un dernier détail édifiant en mode "il a rien compris aux RP": le fameux client distribuant ses cartes à l'aéroport en disant "Hey, celles qui font un papier, la prochaine fois on part aux Maldives". la classe quoi! Ethique, fin, de bon goût... ]

Pourquoi ça a merdé?

1° Le timing présentant le lieu au pire moment, rendant impossible un vrai test des activités et des services

2° Le cruel manque d'infos et d'interlocuteurs pour nous renseigner, l'absence de conf de presse

3° Le côté cheap global souligné de réflexions culpabilisantes déplacées

4° Les personnalités du "client" et de la boss de l'agence, inélégants et désengagés

Je crois que sur 20 journalistes, ils n'ont eu que 3 parutions, et que ni le client ni la boss de l'agence de presse n'on jamais compris.

Et vous, vous comprenez? Qu'en pensez-vous? Quel doit être le rôle de l'attachée de presse pendant un VP? Vendre son client? Mettre l'ambiance? Veiller au confort des journalistes?

A vos commentaires!!

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Nezha Wafi 03/07/2014 11:01

Non, tu n'es pas capricieuse du tout! ( permets moi de te tutoyer;))
J'ai aussi fait quelques voyages de presse, et en général, les attachées de presse et les équipes marketing sont aux-petits-soins! Moi aussi, j'appréhende le fait d'être éloignée de chez moi, "prise en otage" dans un autocar avec 20 inconnues, mais en général, je n'ai que de bonnes surprises :)
Et moi aussi j'apprécie moyen le coup des autocollants, des apéro sélectifs

Emilie 13/12/2013 14:14

Rassure toi, du point de vue attachée de presse, ton analyse est tout à fait justifiée !!! Certes, le système est quelque peu à revoir mais il s'est déjà sacrément amélioré depuis une dizaine d'année (fini le temps où une journaliste se faisait payer une place supplémentaire dans l'avion pour.... son SAC !! Si si, cela a existé !). Et ce n'est pas nous, les plus jeunes, qui l'avons instauré ! Mais toute attachée de presse, même débutante, connaît le fonctionnement. Je pense donc que, de la part de l'agence, c'est vraiment du foutage de gueule, une vraie perte de temps et d'argent = très mauvais conseil pour son client ! ;-)

minda 21/02/2014 17:56

très interessant comme article, je fais regulierement aussi des voyages de presse et clairement le votre n'était pas pro du tout !!!
Rien que le coup du cadeau au début qui gache tout, la fille qui colle à la derniere minute les auto collants dessus (wtf?) et qui le donne genre pour s'en débarasser c'est tellement dommage car l'intention de base était très bonne. M'enfin deja par son attitude cela annonçait la couleur de ce voyage hélas...

lajournaliste 13/12/2013 18:14

tu me rassures! ;-) Quand à la place pour le sac dans l'avion, je l'avais justement pris en exemple dans mon article sur les journalistes divas!

Adel' 13/12/2013 12:36

Pour ma part (côté RP), je suis effarée. Vraiment. j'ai déjà fait plusieurs voyages de presse dont deux lointains avec des journalistes et j'ai toujours pensé que c'était All Inclusive. Jamais je ne les ai laissé HT de l'eau ou autre. Évidemment, si les journalistes veulent faire du shopping, je les laisse. Mais la moindre glace, la moindre bouteille d'eau ou autre jamais, c'est pour moi. je pars du principe que c'est à moi de payer (mon client). J'apprécie aussi de leur laisser des plages horaires libre pour que je ne sois pas tjrs "sur leur dos". Outre le voyage de presse où l'on leur apprend des choses, les journalistes ne doivent pas se sentir oppressés. Enfin c'est mon avis. Je ne pense pas que tu sois une diva ou alors je n'ai rien compris au métier (?). Pour moi tes remarques me semblent logiques et constructives. En revanche, je ne suis pas d'accord avec tous les commentaires ci-dessus. Pour moi, parfois, le voyage de presse sur place est une nécessité. Je ne le fais pas régulièrement du fait du coût mais quand je le fais, je veux que ce soit quali, qu'il soit utile (vraiment utiles!) même si c'est pour avoir quelques lignes qui sont parfois quali donc en fait, ca me va.
Quant à l'attachée de presse débutante, j'ai plutôt envie de dire qu'elle n'y est pour rien mais que SURTOUT elle n'aurait pas du être seule. On ne lâche pas une RP débutante dans un truc comme ça, jamais! pour ma part, mon 1er voyage de presse, j'ai été accompagnée par un sénior qui m'a montré les bases. Ensuite, hop, à moi la responsabilité.
Je pense qu'il est important de choyer les journalistes que ce soit à Paris ou à l'autre bout du monde. Je ne crois pas au mot "diva" même s'il existe au final. Notre rôle est de vous faire rêver/apprendre des choses... Le lien que nous créeons ne doit pas se casser pour une bêtise pareil.

lajournaliste 13/12/2013 13:07

Chère Adel', pour moi l'attachée de presse n'est pas la pour payer glaces et cafés, mais simplement en effet, mettre les journalistes à l'aise pour rendre le déplacement agréable. Je suis 100% d'accord avec le fait qu'il n'aurait jamais fallu laisser une junior seule bien que certaines auraient pu s'en sortir en tentant de faire des choses: ici elle s'est "cachée" dans le groupe et n'a fait preuve d'aucune initiative. Une inertie qui est peut être ce qui m'a au final fait le plus halluciner... enfin "choyer" les journalistes, je ne sais pas, c'est le bonus, mais leur donner des infos, c'est le minimum. Dur pour tout le monde de trouver le juste milieu!

Valentine 12/12/2013 11:05

Bonjour Anne,

J’ai viens de découvrir votre billet, partagé sur Facebook par ma sœur Marine, et il soulève en moi nombre d’interrogations ainsi qu’un étonnement certain. C’est pourquoi j’aimerais réagir et vous faire partager le regard extérieur d’une personne ne faisant pas partie de l’industrie de la beauté, qui me semble être un univers particulier avec ses codes, ses exigences, ses hiérarchies et sa culture… spécifiques.

Premièrement, même en étant rompue à ce type d'effet de style journalistique, j’ai été surprise par le décalage entre le titre sensationnel de votre billet et son contenu. Le pire peut arriver ! Mon dieu, que s’est-il donc passé ? Je m’attendais presque à une attaque de crocodiles, à un hôtel en flammes, voire à un combat sanglant dans la boue d’un spa maltais.
Mais non, résumons les incidents advenus ici :
- On vous a fait porter par vous-même un… cadeau.
- On vous a fait payer une bouteille d’eau dans le cadre d’un voyage tous frais payés.
- Votre groupe n’a pas été pris en charge par un adulte autonome et responsable.
- Vous aviez un hôtel et un spa pour vous toutes seules. Effrayant.
(Pas de commentaire sur l’aéroport : j’aurai moi-même été assez contrariée).
Comprenez que mon sens de l’aventure ait été un peu déçu par votre notion somme toute assez éloignée de la mienne du « pire ».

Relativisme mis à part, travaillant moi-même dans le secteur de la communication, je suis familière du concept de « voyage de complaisance » et ne suis donc pas plus surprise que cela de vous voir l’aborder, non sans un certain courage. Néanmoins, votre détachement absolu et la façon dont vous assumez sans sourciller ces pratiques, sans davantage de réflexion sur leur éthique du point de vue journalistique me fait tiquer. En remettant les choses dans cette perspective, il m’est d’autant plus difficile de comprendre votre absence d’empathie envers la pauvre attachée de presse débutante laissée seule à gérer les exigences étonnement spécifiques d’un groupe de journalistes au sens des réalités sans doute biaisé par des années de « voyages de presse bien organisés ».

Valentine

lajournaliste 13/12/2013 12:10

Tant mieux! Mais si vous aviez compris le pourquoi du comment, vous n'auriez pas réduit les "incidents" à cette liste en effet ridicule que moi même j'aurais trouvée risible en la lisant ailleurs! Ca ne me dérange pas que votre commentaire tourne en dérision mon propos, mais cela me semble malgré tout la preuve, précisément, d'une incompréhension du "propos en général". Si vous aviez lu d'un oeil disons "pro" ou "stratégique" vous n'auriez pas pris ce billet pour une lamentation personnelle d'une journaliste trop gâtée mais bien pour ce qu'il est: une tentative d'analyse de ce qui fait qu'un VP est un échec cuisant. A bientôt!

Valentine 12/12/2013 21:19

ce dont*, oups !

Valentine 12/12/2013 21:17

Lecteur critique ne veut pas dire lecteur idiot : ce n'est pas parce que je soulève des points qui me semblent choquants *malgré* les nuances que vous apportez que je n'ai pour autant pas compris lesdites nuances, ou votre propos en général.
Sans douter de votre bonne foi concernant votre combat pour l'éthique journalistique, j'estime pouvoir apporter un commentaire pertinent sur ce post en particulier sans avoir à lire au préalable l'intégralité de votre bibliographie. Ce que je devrais sans aucun doute faire si je voulais de porter un jugement de valeur sur votre personne, ce que dont je me suis pour le coup abstenu (le "diva" ne vient pas de moi !).
Je vais néanmoins aller lire tout cela, étant intéressée par le sujet !

lajournaliste 12/12/2013 16:38

PS: je suis rassurée aussi: en 25 ans, vous avez du en vivre des voyages de presse plus ou moins bien ficelés et certainement bien voir que dans certains cas l'agacement n'est pas un caprice...

lajournaliste 12/12/2013 16:36

OK, perso je passe mon temps à dénoncer les journalistes (beauté) divas, à souligner le taf des attachées de presse (ainsi que les failles puisque mon but est pédagogique) et les avantages indus sur ce blog, alors si je suis mal comprise sur ce post-là, je m'en remettrai! ;-)

Patty94 12/12/2013 09:44

L'attachée de presse n'est effectivement pas très pro mais pour le reste, il faut se prendre en main, on est pas des gosses...

lajournaliste 12/12/2013 13:39

l'attachée de presse n'était pas "pas très pro" mais simplement inactive, se mêlant au groupe sans s'être présentée... l'erreur et c'est le propos de ce post (et non pas de se plaindre à titre perso d'une douloureuse expérience, warf warf), était d'envoyer une débutante pour gérer un voyage de 20 personnes. Il n'était pas non plus question de se prendre en main face à un programme établi mais de tenter d'en tirer quelque chose, ce qui s'est avéré très dur dans ce contexte, alors qu'un investissement de cette sorte devrait nous fournir -sur un plateau, cette fois- des infos en masse...